Le mois de juillet 2021 est le plus chaud jamais enregistré sur Terre depuis 1800. Il est également représentatif des effets du changement climatique.

Le 9 août 2021, le GIEC a remis une première partie de son sixième rapport dédié aux évolutions du climat. Résultat : le réchauffement de la planète est inédit depuis des milliers d’années, et il est causé par les activités humaines. L’augmentation des températures s’accompagne d’un dérèglement plus global, et d’« anomalies » : des températures qui n’ont pas lieu d’être à cette période de l’année, des événements météorologiques extrêmes plus fréquents ou qui adviennent plus tôt que d’habitude, des cycles gel/dégel accélérés aux pôles, etc.

Le rapport note qu’il faut atteindre un taux de zéro émission de gaz à effet de serre d’ici 2050 pour que le réchauffement planétaire soit conservé au-dessous de 2 degrés (Celsius), voire espérer qu’elles décroissent à 1,5 degré en fin de siècle. L’urgence des actions est de plus en plus visible sur la planète : le mois de juillet 2021 a été le plus chaud jamais enregistré depuis que la surveillance des températures a commencé en 1800.

Voici, ci-dessous, notre mappemonde résumant les anomalies climatiques de juillet 2021, adaptée et traduite des données rassemblées par le NOAA (Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique) sur sa propre carte. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir. Ce type de visualisation permet de prendre conscience du phénomène global qu’est le dérèglement climatique à l’échelle mondiale.

Le mois de juillet 2021 est le mois le plus chaud depuis l’enregistrement des températures en 1800. Vous pouvez cliquer sur l’image pour agrandir. // Source : Numerama / Icônes Freepik / Données NOAA // Source : Numerama / Icônes Freepik / Données NOAA

1,54 degré de plus dans l’Hémisphère Nord

En chiffres, l’Hémisphère Nord a été 1,54 degré au-dessus de la moyenne. Si l’on rassemble les températures de surface et celles des océans, on est à 0,93 degré au-dessus de la moyenne de l’intégralité du 21e siècle (et c’est 0.01°C au-dessus du record de 2016). Ainsi, avec ce mois de juillet le réchauffement planétaire atteignant 1,5 ou 2 degré apparait tangible.

« Juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année, mais juillet 2021 s’est surpassé en devenant le mois de juillet le plus chaud, et le mois le plus chaud tout court, jamais enregistré. Ce nouveau record s’ajoute à la trajectoire inquiétante et perturbante que le changement climatique est en train de suivre sur le globe », a commenté le docteur Rick Spinrad, administrateur du NOAA.

On peut aussi constater d’autres anomalies que des records de chaleur : des températures plus basses que la normale dans certains lieux et un regain d’activité dans les événements météorologiques extrêmes, avec des cyclones qui arrivent plus fréquemment, et plus tôt dans l’année — c’est le cas d’Elsa, le premier enregistré si tôt dans les Caraïbes. De fait, ce mois de juillet 2021 illustre bien les effets du changement climatique : réchauffement global et intensification des anomalies climatiques dans leur ensemble.

La NOAA fournit deux autres graphiques très parlants. Le premier reflète l’échelle des températures sur la planète en juillet 2021 par rapport à la moyenne :

Échelle des températures en juillet 2021, du plus froid (bleu) au plus chaud (rouge). // Source : NOAA / traduction Numerama

Le deuxième montre le décalage des températures par rapport à la base 1981-2010 :

Décalage de température par rapport à la moyenne enregistrée en 1981-2010. // Source : NOAA / trad Numerama

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