Après un tir avorté en mars, SpaceX doit renoncer à un autre lancement en avril. Il s'agissait de mettre en orbite un satellite GPS.

La terrible crise sanitaire provoquée par l’épidémie de coronavirus (Covid-19) continue de perturber significativement le calendrier des lancements de SpaceX. Après avoir dû reporter un tir initialement planifié en mars, il lui faut désormais faire une croix sur un décollage envisagé pour la fin avril. Ce vol ne devrait pas survenir avant le 30 juin, dans le meilleur des cas.

La mission en question consiste à mettre en orbite le satellite GPS III-3 : il s’agit du troisième exemplaire devant constituer la nouvelle constellation, de troisième génération, qui est en cours de déploiement. SpaceX s’était déjà occupée de l’envoi du premier exemplaire (GPS III-01) en décembre 2018. Quant au second (GPS III-02), la mission a été conduite par l’United Launch Alliance.

Le Coronavirus SARS-CoV-2 vu par microscope électronique en transmission. Si petit, et pourtant son impact est immense. // Source : NIAID-RML

Un tir stratégique pour l’armée

Le report du tir n’a pas été annoncé par SpaceX, qui n’a pas non plus commenté l’autre dit avorté, mais par la toute jeune Space Force. Cette nouvelle branche de l’armée américaine a publié le 7 avril un communiqué pour annoncer la reprogrammation « pour minimiser le risque d’exposition au Covid-19 du personnel en charge du lancement et des prestataires opérant en orbite basse ».

La décision de l’armée américaine de décaler ce tir alors qu’il revêt pour ses forces un caractère stratégique — le GPS est utilisé aussi pour des applications militaires, que ce soit dans le positionnement des troupes et des appareils ou le guidage de divers systèmes d’armes — témoigne de la gravité de la situation épidémique : elle est qualifiée de « menace pour la sécurité nationale » par un lieutenant-général.

Pour 2020, la Space Force souhaite pouvoir boucler le déploiement de trois satellites GPS III, dont celui qui vient d’être décalé. C’est à SpaceX que reviendra la tâche de tous les transporter jusqu’à la bonne orbite. En tout, cette nouvelle grappe de satellites GPS doit en compter trente-deux. Ils s’ajouteront aux satellites des générations précédentes, mais qui seront aussi remplacés au fur et à mesure.

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