Le SETI étudie la comète interstellaire Borisov en quête de technosignatures qui pourraient montrer que l'objet est une sonde envoyée par des aliens. Comme avec Oumuamua, rien de tel n'a été détecté pour l'instant.

La comète interstellaire Borisov ne serait probablement pas une sonde envoyée par une civilisation extraterrestre. Le SETI (« Search for Extra-Terrestrial Intelligence ») a annoncé que l’objet ne présentait aucunes « technosignatures » qui pourraient montrer que le visiteur interstellaire est lié à une civilisation intelligente le 14 février 2020, a repéré Space.com.

La comète Borisov est le deuxième visiteur interstellaire (venant de l’extérieur du système solaire) identifié. L’objet, découvert à la fin de l’été dernier, est passé au plus près du Soleil en décembre. Borisov succède à Oumuamua, un autre visiteur interstellaire détecté en 2017, qui reste un objet difficile à classer. Le SETI a déjà recherché la moindre preuve qu’Oumuamua puisse être une sonde extraterrestre, en vain. Les nouvelles observations menées dans le cadre du projet Breakthrough Listen se sont concentrées cette fois sur le second visiteur. « Aucun [ndlr : des deux visiteurs interstellaires] n’a présenté de technosignatures », résume le communiqué présentant les résultats.

La comète Borisov passant dans le système solaire. // Source : Capture d’écran orbitsimulator Tony Dunn, annotation Numerama

« Si le voyage interstellaire est possible et si d’autres civilisations existent là-bas (que nous ne connaissons pas), et si elles sont motivées pour construire une sonde interstellaire, alors la quantité d’objets qui existent et qui sont des dispositifs interstellaires artificiels est supérieure à zéro », commente Steve Croft, astronome au centre de recherche du SETI installé à l’université de Californie à Berkeley, cité dans le communiqué. L’objectif des chercheurs est d’estimer plus précisément ce nombre d’objets qui pourraient potentiellement être des sondes envoyées par des extraterrestres.

Il reste encore des données à analyser

Lorsque les astronomes recherchent des technosignatures, ils tentent de trouver des signaux (sous forme de rayonnements électromagnétiques) qui ne pourraient pas être expliqués par des événements astrophysiques. Le projet Breakhrough Listen indique que seuls 20 % des nouvelles données disponibles ont été analysées et qu’il est prévu d’en analyser la totalité (le nouveau relevé astronomique ne porte pas que sur la comète, mais aussi sur des émissions radio émises depuis la région centrale de la Voie lactée).

Les observations du SETI ne permettent pas encore d’exclure totalement que la comète Borisov ou qu’Oumuamua ne soient pas des sondes envoyées par des aliens. Non seulement il reste une énorme quantité de données à analyser, mais surtout ces objets pourraient très bien envoyer un signal que nous ne sommes pas en mesure de détecter, comme le soulignent nos confrères de Space.com.

La comète Borisov continue sa course dans le système solaire, en s’éloignant peu à peu de nous. Le visiteur devrait encore faire l’objet d’observations avant de replonger dans l’espace interstellaire.

Crédit photo de la une : Capture d'écran YouTube Grunge

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