Ça y est, vous avez enfin photographié une étoile filante ! À moins qu'il ne s'agisse d'un satellite... Alors, comment faire pour distinguer les deux sur un cliché ?

Vous avez profité du pic d’activité des Géminides pour tenter de prendre des photos d’étoiles filantes ? Il existe quelques astuces pour savoir si la traînée que vous avez immortalisée est bien une étoile filante (on parle aussi de météoroïde) et non pas un satellite. Comment distinguer les deux sur une photographie ?

Avant de savoir les différencier sur un cliché, il peut être utile de les distinguer lorsqu’on est train d’observer le ciel. « Faire la différence entre une étoile filante et un satellite artificiel, c’est très simple, explique à Numerama Simon Lericque, président du Groupement d’Astronomes Amateurs Courriérois. En observation, l’étoile filante reste un phénomène très bref, typiquement une fraction de seconde jusqu’à quelques secondes pour les bolides les plus remarquables. Le satellite artificiel va quant à lui mettre plusieurs minutes à traverser lentement la voute céleste. »

Des étoiles filantes. // Source : Pxhere/Domaine public (photo recadrée)

Qu’il s’agisse des étoiles filantes ou des satellites, leur luminosité peut beaucoup varier. « Certains sont très brillants, d’autres sont à la limite de la perception à l’œil nu », complète Simon Lericque.

Comment les distinguer sur une photo ?

Faire la différence entre un satellite artificiel et une étoile filante sur une photographie est « un peu plus subtil », selon l’astronome amateur. La longueur de la traînée lumineuse est un indice pour distinguer les deux éléments.

  • « Si on voit une traînée lumineuse qui traverse la voûte céleste en entier ou en grande partie, il s’agira certainement d’un satellite »,
  • Tandis que « si l’on voit une traînée lumineuse, plus courte, localisée simplement dans une zone du ciel, il s’agira d’une étoile filante », résume Simon Lericque.
Une étoile filante et un satellite. // Source : Flickr/CC/Mike Lewinski (photo recadrée et annotée)

On peut aussi s’aider des caractéristiques techniques de la photo, car « le temps de pose et la sensibilité aident à savoir dans quel registre l’on se situe », selon l’astronome amateur. Les observateurs et observatrices du ciel qui ont un peu d’expérience peuvent faire la distinction en regardant les détails de la traînée lumineuse.

  • Si c’est un satellite, sa traînée sur l’image « sera généralement uniforme, avec des assombrissements au début et au bout du passage et un maximum d’éclat au plus haut dans le ciel »,
  • Alors que si c’est un bolide, « soumis aux soubresauts de sa rentrée atmosphérique, il aura un éclat très variable », nous décrit l’astronome amateur.

Dans le deuxième cas, on peut aussi observer de la couleur, voire d’autres petites traînées poussiéreuses qui signifient que le noyau est en train de se disloquer — ces cas sont plus rares, précise néanmoins Simon Lericque.

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