Quand peut-on parler d'une vague de froid ? Alors qu'un épisode de fraîcheur hivernale est prévu cette semaine sur le territoire hexagonal, voilà pourquoi on ne peut pas le décrire ainsi.

Météo-France annonce une fraîcheur hivernale pour la semaine du 11 novembre 2019. Des températures situées en dessous des normales de saison sont attendues — entre 3 à 6°C sous les moyennes de saison pour les maximales –, indique le service de météorologie. Peut-on pour autant employer l’expression de « vague de froid » pour décrire cet épisode ? Faut-il s’attendre à des températures glaciales inhabituelles pour la période ?

« Aucune ‘vague de froid’ n’est prévue cette semaine », affirme Météo-France. Les températures attendues cette semaine sont similaires aux moyennes observées lors d’un mois de janvier. Selon l’établissement public, la tendance « n’a absolument rien d’exceptionnel et s’observe régulièrement en novembre dans notre climat ».

Des gants. // Source : Max Pixel/CC0 Domaine public (photo recadrée)

Qu’est-ce qu’une vague de froid ?

Dans quelle situation l’expression « vague de froid » peut-elle être employée ? Météo-France indique que ce terme est « réservé à des conditions de froid hivernal sévères avec de fréquentes et fortes gelées, parfois sans dégel pendant plusieurs jours en certaines régions ». Une vague de froid dure plusieurs jours consécutifs (au moins deux) et les températures sont inférieures aux normales de la saison. Comme la canicule, la vague de froid peut représenter un danger pour la santé.

Y a-t-il une température habituelle pour la France pendant l’hiver ? Météo-France indique qu’en moyenne sur le territoire métropolitain, la température normale de la saison est de 5,4°C. Si les températures les plus basses en hiver se produisent généralement en janvier ou février, la possibilité d’épisodes en novembre, décembre (précoces) ou en mars (tardifs) n’est pas à exclure.

Une personne chaudement habillée dans le froid. // Source : Pxhere/CC0 Domaine public (photo recadrée)

L’intensité du froid est « banale pour la saison »

S’il ne s’agit pas d’une vague de froid, comment expliquer la fraîcheur hivernale ressentie cette semaine ? « Pendant toute la semaine et jusqu’au week-end prochain, voire le début de la semaine prochaine, la France sera […] sous l’influence de conditions perturbées, humides et fraîches en raison de la persistance d’un axe dépressionnaire sur l’Europe de l’Ouest, alimenté par de l’air d’origine polaire maritime venu du nord de l’Atlantique », explique Météo-France. Cependant, l’intensité du froid restera « banale pour la saison ».

Lorsque le risque de grand froid existe, Météo-France l’intègre à sa carte de vigilance. Entre le 1er novembre et le 31 mars, l’établissement surveille l’intensité du froid. Les prévisionnistes utilisent comme critère principal les températures ressenties pour déterminer quel est le niveau de vigilance. En 2009, la carte de vigilance météorologique intégrait pour la première fois le niveau orange.

En cas de grand froid, il peut y avoir des conséquences sur le corps humain. Les plus graves sont l’hypothermie ou les engelures. Météo-France a listé les précautions à prendre : éviter de s’exposer de façon prolongée au froid et au vent, s’habiller chaudement (en se couvrant le nez et la bouche), s’alimenter correctement (l’alcool ne réchauffe pas) et limiter les efforts physiques.

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