L'agence spatiale américaine a réussi à observer depuis l'espace l'emplacement de son vaillant petit rover, Opportunity. Néanmoins, la Nasa n'a toujours pas réussi à reprendre contact.

À défaut d’avoir pu l’entendre, la Nasa a au moins vu apercevoir Opportunity depuis l’espace. L’agence spatiale américaine a annoncé mardi 25 septembre que sa sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), qui gravite autour de la planète rouge depuis 2016, a pu photographier le 20 septembre l’endroit où se trouve l’astromobile, silencieux depuis le 10 juin.

« Une nouvelle image produite par l’instrument HiRISE [High Resolution Imaging Science Experiment], une caméra haute résolution à bord du MRO de la Nasa, montre un petit objet sur les pentes de la Perseverance Valley de la planète rouge. Cet objet est Opportunity, qui descendait dans la vallée martienne lorsqu’une tempête de poussière a balayé la région il y a un peu plus de 100 jours », écrit la Nasa.

Opportunity MRO
La zone où se trouve Opportunity, photographiée par la sonde MRO. // Source : NASA/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

Cette photo prise depuis l’espace est une preuve supplémentaire de l’affaiblissement de la violente perturbation qui a obscurci le ciel autour d’Opportunity, et qui l’a par conséquent privé pendant des mois d’énergie. L’engin, qui est actif sur Mars depuis 2004, s’appuie en effet sur plusieurs panneaux solaires. Le rover était entré dans un mode veille à l’approche de la tempête, pour garder des réserves au cas où elle durerait.

Avec le déclin de la tempête, l’accès aux rayons du Soleil est désormais de nouveau possible. Sauf que personne ne sait pour l’instant si Opportunity a survécu à cette épreuve météorologique : l’agence spatiale américaine a concocté un plan en deux temps pour tenter de reprendre contact, mais elle fait chou blanc pour l’instant : les instructions envoyées à travers l’espace ne sont pas exécutées.

Tentative de contact

Basiquement, la Nasa se donne jusqu’à mi-octobre pour la première phase de son plan. Si l’astromobile ne répond pas, une écoute passive sur plusieurs mois sera enclenchée pour tenter d’entendre l’astromobile et pour laisser permettre l’apparition d’un tourbillon non loin de l’astromobile, qui aurait pour effet bénéfique de nettoyer ses panneaux solaires, si jamais ils sont recouverts de poussière.

Au-delà de cette deuxième phase, la Nasa devra se rendre à l’évidence : la gigantesque tempête de poussière aura été trop intense, trop longue pour pouvoir ranimer Opportunity. Ce sera avec un pincement au cœur que les équipes au sol lui diront au revoir, mais sans regret : après tout, la mission d’Opportunity ne devait au départ ne durer que 90 jours. Elle a été prolongée pendant quatorze ans.

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