En démentant le report de la mission Artémis III à fin 2027, le patron de la NASA a tenté un rétropédalage. Pour justifier la confusion, Jared Isaacman a pointé du doigt la mauvaise interprétation d’un journaliste… avant que l’enregistrement de ses propres déclarations ne refasse surface pour le contredire.

Le calendrier du programme lunaire américain est-il en train de devenir un bourbier dans lequel s’enfonce la NASA ? En tout cas, la communication de l’agence spatiale américaine se brouille. Alors qu’en avril, un décalage de la mission Artémis III à la fin de l’année 2027 semblait acté en raison des retards de SpaceX et Blue Origin, les choses ont pris une tout autre tournure.

Dans un échange sur X (ex-Twitter) le 14 mai avec Lori Garver, ancienne administratrice adjointe de la NASA, Jared Isaacman a catégoriquement démenti ce retard. Ce faisant, l’actuel patron de l’agence spatiale a provoqué un véritable imbroglio médiatique en faisant volte-face sur un planning qu’il avait lui-même esquissé fin avril.

Dans cette séquence, il a indirectement remis en cause la presse, assurant que l’objectif de lancement reste fixé à la mi-2027 : « Nous n’avons jamais officiellement repoussé le calendrier d’Artémis III à la ‘fin’ 2027. Un journaliste a écrit cela après avoir mal interprété ma réponse rapide à une question lors d’une audition sur le budget. »

Nasa Jared Isaacman
Source : NASA/Bill Ingalls

Jared Isaacman disait autre chose quelques semaines auparavant

Problème : les auditions du Congrès sont publiques et filmées. Nous avions d’ailleurs nous aussi bien entendu les propos de Jared Isaacman lors de son passage devant les parlementaires confirmant un glissement de six mois sur le calendrier. Sur X, un autre journaliste a aussi immédiatement répliqué en publiant la citation exacte de Jared Isaacman.

« J’ai reçu des réponses des deux fournisseurs, à la fois SpaceX et Blue Origin, pour répondre à nos besoins pour un rendez-vous, un arrimage, et un test d’interopérabilité des deux atterrisseurs fin 2027 en prévision d’une tentative d’atterrissage en 2028 », disait-il alors. Alors, s’agit-il d’un rétropédalage de la NASA ? Cela reste à voir.

La séquence trahit en tout cas la pression immense pesant sur l’agence. La NASA doit répondre à une double contrainte : d’une part organiser le retour d’astronautes américains sur la Lune avant la Chine, qui poursuit un même objectif, et d’autre part, y parvenir avant la fin du second mandat de Donald Trump, qui s’achève en principe fin janvier 2029.

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