Ce sont les premières photographies prises par Danuri, la sonde envoyée par la Corée du Sud en orbite autour de la Lune. Elle était très proche de la surface lunaire lorsqu’elle a pris ces images.

2022 était une année lunaire : la mission Artémis I a permis d’envoyer, avec succès, le vaisseau inhabité Orion pour un petit tour en orbite lunaire. Mais, la Corée du Sud a aussi eu droit à son moment. L’Institut coréen de recherche aérospatiale (KARI) a lancé, début août 2022, son orbiteur lunaire baptisé Danuri.

En fin d’année, la sonde s’est placée en orbite de la Lune. Elle est censée y rester pendant environ un an. Le 3 janvier 2023, la Corée du Sud a dévoilé de premières photos prises par Danuri en orbite lunaire, à l’aide de sa caméra embarquée haute définition.

Cette première photo a été prise à 344 km de la Lune, le 24 décembre 2022 :

Photo de la Terre, en orbite lunaire, par Danuri. // Source : Institut spatial sud-coréen KARI
Photo de la Terre, en orbite lunaire, par Danuri. 24 décembre 2022. // Source : Institut spatial sud-coréen KARI

Cette seconde photo a été prise à 124 km de la Lune, le 28 décembre :

Photo de la Terre, en orbite lunaire, par Danuri. 28 décembre 2022. // Source : Institut spatial sud-coréen KARI
Photo de la Terre, en orbite lunaire, par Danuri. 28 décembre 2022. // Source : Institut spatial sud-coréen KARI

Cette troisième photo a été prise à moins de 120 km de la Lune, le 31 décembre :

La Terre prise par Danuri à moins de 120 km de la Lune, le 31 décembre 2022. // Source : Institut spatial sud-coréen KARI
La Terre prise par Danuri à moins de 120 km de la Lune, le 31 décembre 2022. // Source : Institut spatial sud-coréen KARI

Enfin, cette quatrième photo où l’on ne voit que la Terre a également été prise à moins de 120 km, le 1er janvier 2023 :

La Terre vue par la sonde sud-coréenne Danuri. // Source : Institut spatial sud-coréen KARI
La Terre vue par la sonde sud-coréenne Danuri. // Source : Institut spatial sud-coréen KARI

La Corée du Sud sur la Lune en 2032

Ces images sont sublimes. Mais, elles ont aussi une utilité : elles permettent à l’agence spatiale sud-coréenne de commencer à évaluer quels lieux permettraient un alunissage — ce que la Corée du Sud envisage pour le début de la décennie 2030.

La phase scientifique de Danuri démarrera en février à l’aide d’un spectromètre (pour analyser la composition chimique de la surface lunaire) et d’un magnétomètre (pour analyser le champ magnétique de la Lune).

La sonde Danuri inaugure le programme d’exploration spatiale du pays. La Corée du Sud devient la quatrième puissance d’Asie à se lancer dans cette course, avec la Chine, le Japon et l’Inde.


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