Alors que les contaminations au covid repartent à la hausse, une septième vague semble se profiler en cette aube estivale. Les départs en vacances sont pour bientôt, ce qui va générer du brassage. Comment prendre en compte le rebond épidémique pour limiter les risques ?

Le taux d’incidence du coronavirus SARS-CoV-2 dépasse 600 cas pour 100 000 habitants en cette fin juin 2022, avec un nombre de cas positifs en forte hausse — on comptait en moyenne 66 461 cas positifs quotidiens au 24 juin, soit une augmentation de 50 % par rapport à la semaine antérieure.

Ce pic représente un risque d’autant plus accru en amont des vacances estivales, propices à des regroupements familiaux, amicaux, et à des brassages plus larges dans des lieux touristiques très fréquentés. Pour l’instant, l’augmentation des contaminations ne déclenche pas de pic hospitalier. Mais, par anticipation, il faut adopter les bons comportements. Comment faire pour se protéger et protéger les autres alors qu’une septième vague se profile ?

La question se pose d’autant plus que plus aucun geste barrière n’est techniquement imposé sur le territoire, ce qui nécessite d’en appeler à la responsabilité individuelle. Les dernières doses de vaccin, par ailleurs, commencent à dater pour bon nombre de personnes — et la 2e dose de rappel (ou « 4e dose ») n’est encore limitée qu’aux personnes de plus de 60 ans ou immunodéprimées.

Le masque

Le masque n’est plus obligatoire en intérieur depuis mars 2022. Il en va de même dans les transports depuis mai. Malgré tout, le port du masque restait encore significativement utile, obligatoire ou non, le coronavirus n’ayant pas soudainement disparu — le taux d’incidence demeure élevé, et bien au-dessus du seuil d’alerte, depuis des mois et des mois.

De fait, en pleine remontée des cas covid, le port du masque apparaît d’autant plus important dans les transports et dans les lieux publics clos (le masque FFP2 permet de se protéger et de protéger les autres ; le masque chirurgical protège surtout les autres et réduit partiellement les risques pour vous). Bien qu’il ne soit pas obligatoire, c’est un geste clé.

Dans l’optique de préserver le départ en vacances, il peut s’avérer également utile de porter le masque dans d’autres lieux clocs partagés, tels que l’espace de travail.

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Nul besoin de porter votre masque en extérieur s’il n’y a pas foule autour de vous, mais dans un espace clos, c’est très utile pour vous et les autres. // Source : Pixabay

S’isoler avant les vacances

Durant les vacances estivales, il y a de fortes chances que vous ayez des déplacements prévus vers des destinations françaises ou plus lointaines, où nombre de douceurs et divertissements vous attendent, à partager avec des proches. Pour éviter des clusters (foyers épidémiques localisés au sein d’un groupe et d’un lieu), l’idéal est de prévoir une période d’isolement quelques jours avant vos vacances, si votre travail le permet ou au moins de réduire les contacts.

Si vous avez un doute avant le départ — car vous n’avez pas pu vous isoler ou que vous pensez avoir des symptômes –, un test antigénique ou PCR est alors le bon geste à adopter.

Aérer ou rester en extérieur

L’aération reste le geste déterminant face au coronavirus SARS-CoV-2, dont la transmission est aéroportée. Si en hiver le froid peut constituer un obstacle psychologique, bien que l’aération ne prenne que quelques minutes par heure, rien ne vient faire obstacle en été (sauf les périodes caniculaires, mais très courtes en nombre de jours concernés à l’échelle de la pandémie). Durant vos réunions estivales, l’idéal est donc de se voir au maximum à l’air libre, de privilégier les lieux non clos, de manger et festoyer en extérieur. En clair, privilégiez tous les moments partagés où l’air circule.

Ne jetez pas vos masques n’importe où

Un peu de bon sens écologique : si le port du masque dans les transports et les lieux clos apparaît essentiel actuellement, il faut veiller à y associer aussi de bonnes pratiques. Cela concerne en particulier la façon de se débarrasser des masques usagés : ne les jetez sous aucun prétexte dans l’environnement — plage, forêt… –, puisqu’ils polluent énormément en mettant des années à se dégrader.