Marvel's Avengers a reçu une nouvelle extension gratuite, basée sur le héros Black Panther. Il n'y a pas matière à relancer l'intérêt autour du blockbuster décevant de Square Enix.

Lancé à la rentrée 2020, Marvel’s Avengers survit tant bien que mal, car Square Enix n’entend pas abandonner un projet sous licence (Marvel) qui a coûté plusieurs millions. Cette adaptation qui n’a pas convaincu les joueuses et les joueurs est officiellement considérée comme une mauvaise vente — ce qui n’est pas très optimiste pour son avenir à long terme. Marvel’s Avengers a toutefois reçu, le 17 août, sa plus grosse mise à jour (gratuite). Elle est aux couleurs du super-héros Black Panther.

« L’extension ‘La guerre pour le Wakanda’ est la plus grande et la meilleure mise à jour que nous ayons jamais apportée à Marvel’s Avengers  », vante Scot Amos, co-directeur de Crystal Dynamics, dans le communiqué de presse envoyé pour la sortie. On a donc relancé notre Xbox Series X pour voir si, oui ou non, T’Challa peut devenir le sauveur de Marvel’s Avengers — sachant qu’il est déjà celui du Wakanda. Après avoir fait le tour de la question pendant un peu plus de 3 heures, la réponse est non. 

« Ne pleure pas, moi aussi je suis déçu pour Marvel’s Avengers »// Source : Capture Xbox

Marvel’s Avengers ne va pas ressusciter grâce à Black Panther

‘La guerre pour le Wakanda’ ne débute pas de la meilleure des manières, surtout si, comme moi, vous avez abandonné le jeu quelques jours après son lancement. Nous sommes d’emblée lâchés dans une forêt, pourchassant des mercenaires venus s’aventurer dans le pays protégé par Black Panther (qui est déjà le roi). J’avais oublié ces bugs résiduels et ce gameplay perturbé par des mouvements hésitants et des combats brouillons. D’un instant à l’autre, on peut écraser nos adversaires ou essuyer des déculottés rageantes. Bref, j’ai souffert pendant une petite demi-heure, le temps de retrouver mes marques et de comprendre comment on joue ce Black Panther (un personnage qui gagne à bien défendre pour mieux riposter).

« Bonjour, on a besoin de votre aide » // Source : Capture Xbox

Soudain, l’extension nous met dans la peau de… Captain America. Étrange, pour ne pas dire frustrant, mais c’est nécessaire pour introduire le semblant de scénario de ‘La guerre pour le Wakanda’. En bref, les Avengers viennent demander à Black Panther de les aider à combattre l’AIM, ennemi qui devient commun à partir du moment où il signale sa présence non désirée au Wakanda (par l’intermédiaire du mercenaire Ulysses Klaue, qui en a après le Vibranium). Le récit ne va pas chercher plus loin, même si les scénaristes ont compris que mettre en avant la relation entre T’Challa et Shuri, sa charismatique sœur très douée avec la technologie, rend l’intrigue un peu plus intéressante.

Le seul truc à sauver // Source : Capture Xbox

‘La guerre pour le Wakanda’ est un contenu très expéditif. En moins de 4 heures, toutes les missions principales sont terminées. Cela ne laisse pas de la latitude pour approfondir une narration très convenue. Plus gênant encore, on se retrouve à enchaîner un peu bêtement les mêmes boucles de gameplay. Crystal Dynamics a en effet trouvé le moyen de répéter certaines tâches et certains décors dans un format pourtant très court (exemple : le même boss secondaire qu’on doit battre deux fois). Le manque de renouvellement, couplé aux enjeux très faibles, n’est pas enthousiasmant malgré la prestance de Black Panther (il est joué par Christopher Judge, vu dans Stargate SG-1). Seul l’attrait du dépaysement — le luxuriant Wakanda change de l’austère héliporteur des Avengers — pourra éventuellement accrocher.

À l’arrivée, ce n’est pas Black Panther, malgré ses attributs, qui va suffire à remettre Marvel’s Avengers sur le devant de la scène. Et on n’imagine aucun autre super-héros en mesure de le faire, sauf avec une aventure bien plus longue et approfondie (et payante ?). Pour être à la hauteur de ses promesses initiales et créer un équivalent du MCU en jeu vidéo, le jeu aurait en réalité sans doute besoin d’une refonte complète — et donc coûteuse.

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo