Sur Cassini Grand Paris, l'Atelier parisien d'urbanisme vous convie à un voyage cartographique pour découvrir la représentation de Paris depuis le 18e siècle. Fascinant !

Envie de remonter le temps de la capitale française ? Sur son site web, l’Atelier parisien d’urbanisme propose un outil de visualisation des différentes cartes de Paris et de sa région à travers le temps. D’ailleurs, l’outil est baptisé Cassini, en référence à la toute première carte topographique et géométrique du royaume de France, établie au 18e siècle par la famille Cassini.

Le projet rappelle le service « voyage dans le temps cartographique » de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN).

En tout, ce sont dix-neuf cartes qui figurent dans Cassini – Grand Paris, la plus ancienne étant celle des environs de Paris, tracée par l’abbé Delagrive sur dix ans, entre 1731 et 1741. En zoomant sur la carte, on se rend compte qu’il a pu descendre jusqu’à Villeneuve-Saint-Georges, Palaiseau et Yerres au Sud, tandis qu’au Nord, on remarque des villes comme Sarcelles, Gonesse ou encore Franconville.

Il n'y a pas loin de 300 ans d'écart entre ces deux cartes.
Il n’y a pas loin de 300 ans d’écart entre ces deux cartes.

Chaque carte ou presque est accompagnée de repères chronologiques pour la situer dans un cadre historique plus large.

Par exemple, pour la carte de l’abbé Delagrive, le chantier de la construction du Palais Bourbon, là où siège aujourd’hui l’Assemblée nationale, a débuté à peine quelques années plus tôt, entre 1722 et 1728. Des précisions sur la carte ainsi que des éléments de lecture sont aussi fournis tout comme la zone actuellement représentée par rapport à l’Île-de-France et l’échelle de relevé.

Un outil pour comparer deux cartes de Paris

Outre la carte de l’abbé et de la famille Cassini, l’Atelier parisien d’urbanisme propose les représentations des Chasses du Roi, les plans Verniquet, Vasserot, Picquet et Lefèvre, la carte d’État major, l’atlas communal du département de la Seine, de nombreuses cartes topographiques qui se sont succédé, des cartes de la banlieue de Paris, mais aussi un plan parcellaire de Paris dit hauteur d’étage et, bien sûr, le plan actuel.

Au-delà du voyage historique que propose la plateforme, c’est la variété des outils qui est à noter : il est possible de zoomer et de dézoomer à loisir (dans les limites de la carte en cours de consultation) d’ajouter en superposition d’autres indications (par exemple les enceintes historiques de Paris, ou bien des données contemporaines : toponymes, bâti, limites communales, etc.).

Mais surtout, il est possible de visualiser côte à côte deux cartes de son choix, de façon synchronisée : zoomez ou déplacez-vous dans l’une, l’autre suivra. C’est une excellente manière de comparer l’évolution de la cartographie parisienne à travers le temps, de remarquer les choix qui ont été faits dans chaque représentation et de deviner aussi l’évolution de l’aménagement urbain à Paris et aux alentours.

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