Près de 200 applications dédiées à la cigarette électronique ont été supprimées de l'App store. Apple dit avoir pris cette décision à cause des risques pour la santé des utilisateurs.

Sur l’App store, le magasin d’applications d’Apple, c’en est définitivement fini du vapotage. Toutes les applications dédiées à la consommation de cigarettes électroniques ont été bannies de la plateforme, a rapporté The Verge ce vendredi 15 novembre.

181 applications concernées

Au total, 181 applications ont été retirées de l’App store. Il s’agissait de jeux ou d’applications permettant de contrôler sa consommation de cigarettes électroniques.

Le logo d’Apple. // Source : Apple / Montage Numerama

Apple a justifié sa décision par les risques potentiels causés par les produits. «  Nous avons mis à jour nos conditions d’utilisation de sorte à ce que les applications encourageant ou facilitant l’utilisation des [cigarettes électroniques] », a fait savoir l’entreprise, qui a précisé que c’était en raison « de la crise de santé publique et l’épidémie chez les jeunes. »

Ces derniers mois, plusieurs autorités de santé ont fait part de leurs doutes quant aux risques posés par les e-cigarettes. Aux États-Unis notamment, plusieurs enquêtes ont été publiées. La dernière en date évoque un peu plus de 1 000 cas de maladies des poumons qui pourraient être liées à ces appareils. On ignore pour le moment quelle molécule ou ensemble de molécules serait en cause. Tout ce que l’on sait, c’est que la plupart des cas concernaient des recharges avec du THC, une molécule contenue dans le cannabis et légale dans certains États.

Les jeunes particulièrement touchés

Ces risques sont traités avec d’autant plus d’attention que beaucoup de jeunes vapotent. La fameuse « épidémie » dont parle Apple concernerait des milliers d’adolescents, qui ne sont pas nécessairement des fumeurs de cigarettes classiques au départ. Pour eux, la cigarette électronique n’est plus un moyen de se sevrer de ces dernières, mais un objet tendance. L’agence gouvernementale chargée de la santé à Singapour a réalisé en 2018 une étude, auprès de 600 mineurs. 70 % d’entre eux ignoraient que les recharges contenaient de la nicotine et d’autres produits chimiques potentiellement dangereux pour la santé.

Apple avait déjà commencé à sévir sur le sujet en juin, lorsqu’il a cessé d’accepter les nouvelles applications dédiées au vapotage. L’entreprise n’avait par ailleurs jamais autorisé la vente de cigarettes électroniques et de recharges sur sa plateforme.

Les applications déjà téléchargées par les utilisateurs resteront accessibles. En revanche, il ne sera plus possible de les mettre à jour.

Crédit photo de la une : JUUL

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