Sur Twitter, Donald Trump compare son bouton nucléaire à celui du président de la Corée du Nord. Bienvenue en 2018.

Le président des États-Unis d’Amérique a été inspiré dans la nuit européenne du 2 au 3 janvier. En réponse à l’information nord-coréenne qui dirait que le président Kim Jong-Un a toujours un bouton dédié aux ogives nucléaires posé sur son bureau, Donald Trump a décidé de tweeter.

« Est-ce que quelqu’un de son régime ruiné et affamé pourrait lui informer que j’ai aussi un Bouton Nucléaire mais il est bien plus gros et bien plus puissant que le sien, et mon Bouton fonctionne !  ». Le lecteur ne pourrait s’empêcher de penser « Nanananère » si le simple fait de mener une discussion géopolitique sur un réseau social n’était pas si tragique. Néanmoins, cela ne surprendra pas les habitués du président américain : ses déclarations guerrières, grossières, insultantes ou menteuses nourrissent son compte personnel.

Quelques minutes plus tard, la guerre nucléaire était oubliée et  Donald Trump passait à son second sujet favori : attaquer la presse. « J’annoncerai LES AWARDS POUR LES MÉDIA LES PLUS MALHONNÊTES ET LES PLUS CORROMPUS DE L’ANNÉE lundi à 5 heures. Les sujets couvriront la Malhonnêteté et le Mauvais Journalisme dans plusieurs catégories, venant des Médias à Fake News. Soyez prêts !  »

À mesure que sa présidence se poursuit, Donald Trump devient un problème pour Twitter qui durcit toutes ses règles pour l’ensemble de ses utilisateurs et doit donner de plus en plus de libertés au président américain. Par exemple, peut-on estimer que le tweet sur le bouton nucléaire met en danger la vie du président et celle d’autrui ? Est-ce un appel à la haine, à la violence ? Une décision des modérateurs du réseau social pourrait aller dans ce sens s’il s’agissait d’une personne qui ne siège pas dans le bureau ovale.

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