Twitter a mis à jour ses règles de modération, qui mentionnent toutefois quelques exceptions. Parmi les comptes qui échappent à sa vigilance renforcée, se trouvent notamment ceux d' « entités gouvernementales » : Donald Trump est donc potentiellement concerné.

Entrées en vigueur ce 18 décembre 2017, les nouvelles règles de modération de Twitter visent clairement les comptes d’extrême droite. Le réseau social, régulièrement critiqué pour son laxisme, a annoncé qu’il porterait désormais une attention particulière aux contenus incitant à la violence et aux comportements de cyberharcèlement.

Or, ces nouvelles directives du réseau social ne s’appliquent pas aux gouvernants politiques. Le compte de Donald Trump, connu pour ses tweets tantôt étranges, tantôt menaçants, échappe donc potentiellement à la nouvelle politique de Twitter.

Une exception pour les gouvernants

Désormais, le réseau social écrit clairement dans ses règles de fonctionnement que « cette politique ne s’applique pas aux entités militaires ou gouvernementales et nous envisagerons de faire des exceptions pour les groupes qui s’engagent actuellement — ou se sont engagés — dans une résolution pacifique. » Le président des États-Unis est donc bien concerné par cette exception.

Twitter

Cette exclusion est notable, au regard des récents événements survenus sur le compte du président des États-Unis. Fin novembre, Donald Trump a retweeté plusieurs vidéos anti-musulmans. Plusieurs usagers du réseau social ont déploré l’absence de réaction de Twitter, plus prompt à supprimer d’autres tweets ou des résultats de recherche sans explications.

Le réseau social s’est alors justifié en invoquant une exception à ses règles de fonctionnement. Cependant, Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, a lui-même contredit cette explication, entachant au passage la crédibilité déjà bancale de son réseau social sur les questions de modération.

L’exception ainsi accordée aux tweets de Donald Trump pose question, alors que le président des États-Unis relaie régulièrement des contenus considérés par certains comme un appel à la violence — un avis que ne partage pas forcément Twitter.

Partager sur les réseaux sociaux