Guillaume Pepy l'avait dit l'an passé : la SNCF entend « s’engager à fond » derrière le train à hydrogène. Le PDG annonce aujourd'hui que la construction d'une quinzaine de trains devrait être actée bientôt.

Les choses commencent à se préciser en France pour le train à hydrogène. Convié sur BFM TV le jeudi 29 août pour s’exprimer au micro de Jean-Jacques Bourdin, le PDG de la SNCF Guillaume Pepy a confirmé le désir de son groupe de basculer sur des engins plus respectueux de l’environnement. Et pour y parvenir, la motorisation reposant sur cet élément chimique présent en abondance a la cote.

« Ce qui est intéressant là-dedans, c’est que le train ne rejette que de l’eau », pointe le chef d’entreprise, sur le départ — il sera remplacé à son poste le 1er janvier 2020. « Pas de particules, pas de polluants, pas de difficultés vis-à-vis de l’écologie », poursuit-il. C’est bien mieux que le train hybride, qui repose sur un usage mixte qui ne répond que partiellement à l’enjeu climatique.

Guillaume Pepy
Guillaume Pepy, en 2016. // Source : École polytechnique – J.Barande

Quinze premiers trains bientôt commandés

La difficulté, en fait, c’est qu’il y a tout à bâtir, ou presque. La bonne nouvelle, néanmoins, c’est que le projet devrait connaître une avancée notable dans les prochaines semaines, à en croire Guillaume Pepy, avec la signature, entre la SNCF, l’État, six régions, Alstom (un groupe français spécialisé dans le matériel ferroviaire) du contrat « pour construire une quinzaine de trains à hydrogène ».

« Ça sera une première en France », se félicite-t-il déjà. Hélas pour Guillaume Pepy, il ne les verra pas en action en tant que patron de la SNCF : leur circulation sur le réseau ferroviaire n’est pas attendue avant deux ou trois ans. C’est son successeur qui récupérera le dossier et sera chargé de le développer. Car l’objectif à long terme est évidemment d’aller au-delà de ces quinze premiers trains.

« L’objectif, c’est qu’il n’y ait plus un seul train diesel sur les rails français dans 15 ans », selon le patron du rail français, soit en 2035. « C’est extrêmement ambitieux car il y a encore aujourd’hui 20 % des trains qui sont diesel ». Ces chiffres sont connus : la SNCF les évoquait déjà en novembre 2018, lorsque Guillaume Pepy disait que la SNCF va « s’y engager à fond, parce que c’est une vraie solution ».

Crédit photo de la une : Aurélie Berne

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