Plusieurs opérateurs ont augmenté, ou vont augmenter leurs tarifs. Mais les clients ont encore des marges de manœuvre pour les éviter.

Sur le front des opérateurs télécoms, 2019 s’ouvre avec une réévaluation à la hausse d’une partie de leurs tarifs. Outre SFR qui a décidé d’augmenter de 2 euros de ses forfaits RED en échange de 10 Go en plus sur les données mobiles en 4G, Bouygues Telecom et Free Mobile ont eux aussi ajusté leur grille tarifaire.

Le premier a décidé de remonter de 3 euros prix de l’abonnement mensuel de quelques forfaits Bbox, tandis que le second facture désormais plus cher l’appel vers une sélection de destinations étrangères. La hausse est même spectaculaire pour certaines destinations, comme l’Argentine et le Brésil : + 1580 % !

Les clients Bbox subiront une hausse de leur facture.

Les hausses sont légales

Ces évolutions n’ont évidemment pas échappé à l’œil vigilant de l’UFC-Que Choisir. L’association de défense des consommateurs, dans un article publié le 6 février, comprend évidemment le désarroi et le mécontentement des clients de ces opérateurs. Mais en la matière, il n’y a guère la possibilité de les contester.

« La loi est du côté des opérateurs », observe l’association. SFR, Bouygues Telecom et Free peuvent tout à fait « augmenter leurs prix comme bon leur semble », à partir du moment où les abonnés sont prévenus au moins un mois avant l’entrée en vigueur des tarifs. Et c’est justement « ce qu’ils ont fait », note l’UFC-Que Choisir.

Pour autant, cela ne veut pas dire que les clients sont forcément démunis.

Tout comme ceux de RED.

Refuser ou faire jouer la concurrence

Comme le souligne l’association, les opérateurs doivent observer une période de quatre mois suivant la mise en place de ces nouveaux tarifs pour que les abonnés qui le désirent aient la possibilité de marquer leur opposition. Ce refus peut être exprimé directement sur le compte client.

Il est aussi envisageable de faire jouer la concurrence et de voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs — les offres pour les nouveaux abonnés étant souvent bien plus intéressantes que celles pour les anciens.

Dans le cas de Free, la situation est différente. L’UFC note que l’opérateur « n’offre pas la possibilité de refuser les augmentations ». Par contre, dans la mesure où ses offres sont sans engagement, il est possible de les résilier sans frais et d’aller voir ailleurs. Cette disposition est consignée à l’article L. 224-33 du code de la consommation.

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