Prendre la décision de retarder d'un an le dernier né des Assassin's Creed permet à Ubisoft d'enregistrer des résultats financiers très positifs.

La mise en jachère de la saga Assassin’s Creed a été plus que positif pour Ubisoft. C’est du moins ce qui ressort du bilan financier du troisième trimestre de l’année fiscale, pendant lequel est sorti Assassin’s Creed Origins. Ainsi, la firme française a dégagé un chiffre d’affaires de 725 millions d’euros, observant une hausse de 36,8 % bien supérieure aux attentes initiales. Le blockbuster se déroulant en Égypte, troisième meilleure vente dans certaines régions du monde, devrait très bientôt doubler les recettes d’Assassin’s Creed Syndicate, son prédécesseur, tandis qu’Ubisoft souligne que davantage de joueurs ont acheté le Season Pass. Une preuve que le jeu plaît.

Ubi au top

«  En prenant du temps supplémentaire pour développer nos jeux, nous avons été capables de proposer trois productions de grande qualité depuis août, notamment l’immense retour d’Assassin’s Creed  » explique Yves Guillemot, CEO d’Ubisoft. Les autres titres dont il parle ne sont autres que le RPG South Park : L’Annale du Destin, maintes fois repoussé, et Mario + The Lapins Crétins : Kingdom Battle, exclusivité Nintendo Switch et meilleure vente éditeur tiers de la console hybride. Rien que ça.

Porté par ses grosses nouveautés de l’année 2017, Ubisoft a également pu compter sur son fonds de catalogue, qui pèse tout de même 609 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’exercice fiscal se terminant le 31 mars 2018 (+ 31,5 %). Rainbow Six : Siege, notamment, continue d’attirer des joueurs. Ces derniers dépensent par ailleurs plus en matière d’achats récurrents (DLC, Season Pass, abonnements…), un levier de croissance qui pèse pour 26,7 % du chiffre d’affaires (contre 20,9 % auparavant). Autre source de réjouissance pour Ubisoft : il revendique une marge de manœuvre assez importante sur le segment du PC (18 % du CA contre 7 % il y a cinq ans).

Tous les voyants sont au vert, donc, pour Ubisoft, qui devrait largement rentrer dans les clous qu’il s’était fixés il y a quelques mois.

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