Les accusations de viol et de harcèlement sexuel contre Harvey Weinstein ont entraîné un mouvement de libération de la parole jusqu'en France. Sur Twitter, de nombreuses femmes ont en effet décidé de témoigner à propos du harcèlement ou des agressions dont elles ont été victimes au cours de leur vie professionnelle à travers le hashtag « Balance Ton Porc ».

Aux États-Unis, les révélations de la presse sur les accusations de viol et d’agressions sexuelles dont fait l’objet le producteur Harvey Weinstein ont ouvert un espace de débat sur la perpétuation, sur des décennies, de comportements masculins outrageux. En cause : l’impunité dont bénéficient les harceleurs dans de nombreux milieux comme le show-business mais, plus généralement, dans le monde du travail.

L’affaire Weinstein a ainsi inspiré une réponse populaire sur les réseaux sociaux nommée #MyHarveyWeinstein dans laquelle de nombreuses femmes américaines ont témoigné à propos de «  leur » harceleur. Le mouvement a été lancé par l’écrivaine Anne T. Donahue, qui  a décidé de parler de sa propre expérience. Citations à l’appui, des milliers de victimes ont ainsi décidé de rompre partiellement le silence quant à ces actes.

Dans l’Hexagone, Sandra Muller, journaliste française, a décidé de donner à ce mot-dièse un équivalent francophone : « #BalanceTonPorc ». Incitant les femmes à donner les noms du ou des harceleur(s) dont elles ont été victimes, la journaliste a enchaîné en nommant un ancien dirigeant de la chaîne Equidia qui lui aurait dit : « Tu as des gros seins. Tu es mon type de femme. Je vais te faire jouir toute la nuit  ».

L’initiative de Sandra Muller a d’abord été reprise par d’autres journalistes, notamment Giulia Foïs de Radio France, qui a expliqué avoir été agressée par un rédacteur en chef.

Plus de 26 000 tweets

À la radio, comme à la télévision ou dans la photographie, les témoignages des femmes officiant dans les médias se sont ainsi succédé pour rapidement dépasser les 26 000 tweets.

Le phénomène s’est étendu à de nombreuses utilisatrices du réseau social, rappelant de fait que le problème est loin d’être exclusif au show-business et aux médias. Aurore Bergé, députée LREM, a par exemple évoqué les méthodes du patron très collant d’une agence de communication.

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