En Allemagne, un institut de robotique et de mécatronique a conçu un airbag afin de sécuriser la collaboration entre les humains et les robots. Pour ne pas être blessé par les outils tranchants d'une machine, elle pourrait être équipée de coussins gonflables.

Certains robots n’ont pour seule obsession que de veiller à notre bien-être, par exemple en nous évitant de faire un mauvais pas et de chuter. Mais qu’en est-il lorsque ce sont justement les robots qui risquent de nous blesser ? La réponse se trouve peut-être dans l’habitacle de votre véhicule : les airbags.

C’est en tout cas la solution que préconise un institut de recherche allemand, l’Institut für Robotik und Mechatronik (soit, traduit en français, l’Institut de robotique et de mécatronique). Ses chercheurs ont mis au point des airbags gonflables afin d’anticiper d’éventuels incidents qui pourraient nous blesser lorsque nous interagissons avec les robots.

« Les outils et composants à bords tranchants des robots continuent de constituer un risque majeur de blessures possibles lors d’une collision entre l’homme et la machine », fait ainsi observer l’institut. Le coussin gonflable développé par ses soins doit ainsi s’adapter à une diversité de robots, sans pour autant limiter la mise en œuvre des actions pour lesquelles les machines ont été conçues.

Actif à chaque manœuvre du robot

Il y a toutefois une différence entre ce coussin destiné à équiper des robots, et l’airbag que vous pouvez trouver dans une voiture. En effet, cet « airbag robotisé » ne se déclenche pas en cas d’accident ; son objectif est davantage préventif. Au lieu d’avoir cet usage unique, ce coussin est actif à chaque fois que le robot se déplace et fait une manœuvre potentiellement blessante pour l’être humain.

DLR CC-BY 3.0.

« Le module de sécurité recouvre l’outil et l’objet avec un airbag, toujours avant que le robot n’entame un mouvement rapide et dangereux, puis il relâche les deux », détaille l’institut allemand sur son site. Lorsque le robot est éteint, le coussin se dégonfle en moins d’une seconde.

L’efficacité du robot n’est pas réduite

Cette solution présente l’avantage de ne pas entraver l’efficacité du robot ; en effet, les méthodes précédemment employées — recouvrir les outils du robot avec de la mousse, ou réduire la cadence de la machine — conduisaient nécessairement le robot à tourner en sous-régime.

Pour l’heure, l’institut est en pleine phase de certification de sa trouvaille. Les chercheurs espèrent pouvoir obtenir un produit certifié et utilisable lors de la collaboration entre les hommes et les robots, afin d’assurer leur coexistence sécurisée.

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