Aux yeux d'AMD, le processeur Rysen était « le pire scénario ». Traduction : même s'ils sont déjà très bons, vous feriez peut-être bien d'attendre la suite.

Avec le lancement de ses GPU Vega et de ses CPU Ryzen, AMD nourrit des ambitions élevées : celles de revenir dans la course face aux ogres que sont Intel pour les processeurs et Nvidia pour les cartes graphiques. Nos quelques heures passées avec une configuration 100 % AMD nouvelle génération n’ont pas été totalement concluantes côté GPU, mais les CPU de la marque sont plébiscités à raison. Mais cela ne freinera aucunement le constructeur qui a une vision à long terme quitte à faire payer les pots cassés aux utilisateurs. Et c’est ainsi que dans un entretien accordé à WCCFTech, Don Woligroski, marketing manager de la branche CPU, a sous-entendu qu’il valait mieux encore attendre.

N’achetez pas un Ryzen tout de suite ?

Bien évidemment, le Ryzen n’est pas un one-shot et, d’ici l’horizon 2020, AMD améliorera sans cesse son processeur avec, notamment, une gravure de plus en plus fine. Toutefois, on peut s’interroger sur la communication quand, par exemple, Don Woligroski parle de «  pire scénario possible  ». Une manière de se trouver des excuses puisque AMD repartait de zéro face à un Intel ultra dominateur, sûr de ses forces et de ses produits, mais en manque de concurrence. «  Je l’ai déjà dit par le passé et je pense que c’est toujours vrai. Ryzen était le pire scénario. C’est une toute nouvelle architecture et un nouveau nœud. Donc le pire scénario que nous pouvions avoir, et c’est quand même plutôt bon. On peut aller au-delà des 4 Ghz  », confie ainsi l’intéressé.

Il poursuit, «  Je suis personnellement très motivé par ce qui arrive après. Nous avons bataillé en 2017. Nous avons vu nos concurrents commencer à se réveiller pour répondre et nous ne sommes pas près de rompre. Nous avons d’autres choses dans les tiroirs, de très bonnes choses. Nous allons continuer de mettre la pression. 2018 sera une grande année. C’était une grande année 2017 et nous verrons comment les choses vont évoluer  ».

De toute évidence, on peut louer la combativité d’AMD, qui a vraiment envie de revenir sur le devant de la scène, comme à sa belle époque. En filigrane, ces propos, quand bien même ils sont évidents, veulent quand même dire qu’il est préférable d’attendre la deuxième génération, voire la troisième. Un peu comme si Apple affirmait qu’il valait mieux acheter un iPhone en 2019 plutôt qu’en 2018. En termes de communication, c’est loin d’être une bonne idée même si on se doute bien qu’Intel ne va pas être renversé d’un claquement de doigt et du jour au lendemain.

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