Désormais dans le giron d'Intel, la société Mobileye va déployer sa technologie dans des voitures pour les rendre autonomes. L'objectif des deux entreprises est de lancer une flotte de cent véhicules pour tester une autonomie de conduite élevée.

Maintenant qu’Intel a mis la main sur Mobileye pour le montant astronomique de 15 milliards de dollars, le fondeur américain commence à expliquer ce qu’il compte faire de sa nouvelle filiale : construire une flotte de plus de cent véhicules capables de se déplacer sans l’aide d’un conducteur. Les premiers prototypes doivent être prêts d’ici la fin de l’année 2017.

Les expérimentations seront menées aux États-Unis, en Europe et en Israël. Et il y a une raison  à cela : « la diversité géographique est très importante car différentes régions ont des styles de conduite très variés ainsi que des conditions routières et de signalisation distinctes », observe Amnon Shashua, futur vice-président senior chez Intel et futur PDG et directeur technique à Mobileye.

Les voitures autonomes doivent détecter tout ce qui se passe à proximité.

« Notre objectif est de développer des technologies de véhicules autonomes qui peuvent être déployées n’importe où, ce qui signifie que nous devons tester et former les véhicules dans différents endroits », ajoute-t-il. Intel fait savoir que sa flotte de véhicules sera variée, avec des marques et des voitures variées, afin « de démontrer le caractère agnostique de la technologie » conçue par Mobileye.

Avant d’atterrir chez Intel, Mobileye a longtemps travaillé avec Tesla pour rendre ses voitures autonomes. La société a permis à Tesla de prendre une avance considérable sur les autres acteurs du marché avec du matériel prêt à l’emploi, personnalisé par les équipes de la compagnie d’Elon Musk. Si les deux firmes ne sont plus partenaires, Mobileye a noué d’autres partenariats, comme BMW.

Autonomie de niveau 4

L’objectif de Mobileye est que sa flotte de voitures atteigne le niveau 4 de l’automatisation des automobiles, c’est-à-dire l’avant-dernier niveau avant l’automatisation complète. Au niveau 4, l’autonomie est dite « élevée » (et non  « complète », comme le laisse entendre Intel dans son communiqué). Pour l’heure, les véhicules actuels accessibles au grand public ne sont pas encore capables de proposer du niveau 4.

Au niveau 4, le véhicule, est capable de conduire dans certaines conditions en parfaite autonomie et ne compte sur le conducteur qu’en cas de pépin. Cela veut dire que même si le conducteur est inconscient et qu’il ne répond pas à une demande du véhicule de prendre le volant, le véhicule doit pouvoir continuer à conduire en toute sécurité.

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