La Nasa s'est associée au centre de recherche de Langley pour tester son matériel acoustique afin d'imaginer de futures collaboration. Un premier rapprochement qui a offert une étude sur la psychoacoustique, dont la conclusion n'est pas très encourageante sur la perception des drones.

Alors que les drones se démocratisent, entre les livraisons d’Amazon ou les petits modèles grand public, on commence déjà à en parler avec l’idée d’en faire des transports personnels. C’est sur ce thème — le futur de nos moyens de transports — que le Nasa a réalisé une étude préliminaire sur la psychoacoustique du bruit produit par ces objets volants.

C’est en faisant écouter différents bruits à un panel de 38 personnes ne sachant pas exactement ce qu’elles écoutent que les chercheurs sont arrivés à leur conclusion. Résultat : le bourdonnement que produisent les drones lorsqu’ils sont en vol est plus dérangeant pour l’homme que le bruit des voitures et des camions. Même si les deux sons étaient au même niveau, celui des appareils volants se révèle plus agressif.

CC Hélène Audibert

« Nous n’avons pas fait ce test en pensant qu’il y aurait une différence significative. »

À l’origine, cette étude devait servir de test pour le Centre de Recherche de Langley en Virginie (USA), afin de prouver que leur matériel de recherche acoustique pouvait aider aux projets de la Nasa sur le futur des transports. Les résultats ont alors surpris, les « cobayes » ne reconnaissant pas le bruit des drones. L’habitude du bruit des voitures en ville ou sur les routes explique également, en partie, pourquoi celui des drones parait si étranger et gênant.

Cette étude pourrait calmer légèrement la course à la livraison aérienne pour des services en ligne comme Amazon, UPS ou Domino’s Pizza. Ces entreprises, parmi d’autres, s’essayent de plus en plus à ce type de livraison. Les appareils du géant américain de la vente en ligne volent à très haute altitude, bien au dessus des villes et des gens mais des recherches sont déjà en cours pour faire en sorte de réduire leur bruit.

Il faudra donc s’habituer ou voir les constructeurs produire des objets moins bruyants pour que la perception des drones change chez les gens. Cela s’avèrera en tout cas nécessaire pour commencer à livrer majoritairement par drone ou encore imaginer une navette où les hélices ne plongeraient pas le conducteur dans le brouhaha.

Crédit photo de la une : Jaguar MENA

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