Dubaï va lancer un réseau de transport de drones mono-passager en juillet prochain. La ville mise sur le modèle chinois, EHang 184, dévoilé au CES 2016 il y a plus d'un an. Mais est-ce vraiment fiable ?

Dubaï va devenir la première ville à héberger le premier réseau de transport basé sur des drones mono-passager. D’après l’Agence des transports, ce mode de déplacement atypique sera déployé en juillet prochain dans la grande ville des Émirats Arabes Unis.

Le drone en question, le EHang 184, d’origine chinoise avait été présenté au CES 2016. Il prétend pouvoir transporter un unique passager et une petite valise dans la limite totale de 100 kg. En outre, le EHang 184 disposerait d’une batterie qui lui permet de voler pendant 30 minutes et de parcourir jusqu’à 50 km de distance. L’engin pourrait atteindre une vitesse de 160 km/h, mais les opérateurs ont affirmé qu’il voyagera à une moyenne de 100 km/h.

Lorsque les passagers entreront dans le EHang 184 (et auront attaché leur ceinture de sécurité), ils pourront sélectionner leur destination sur un écran tactile et le drone s’y rendra automatiquement. Bien entendu, ce système de transports sera géré et supervisé par une salle de contrôle située sur terre.

Hyperloop, véhicules autonomes…

Mattar al-Tayer, le chef de l’Agence des transports, souligne la fiabilité de ces drones autonomes : « Ce n’est pas un prototype, nous avons déjà testé le véhicule dans le ciel de Dubaï. »

Ainsi, le réseau des EHang 184 s’intégrera avec le projet du cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, le gouverneur de Dubaï, qui mise sur les véhicules autonomes, qu’il veut voir représenter un quart des transports publics de la ville d’ici 2030.

En effet, Dubaï dispose déjà de bus autonomes, les EZ10, réalisés par l’entreprise française EasyMile, qui circulent dans les alentours du Burj Khalifa, le gratte-ciel le plus haut du monde (828 m de hauteur). Les autorités ont également signé un accord avec Hyperloop One pour étudier la future mise en place d’une ligne hyperloop entre Dubaï et Abu Dabi, la capitale des Émirats Arabes Unis.

Un drone, beaucoup de questions

Il n’empêche que ce Ehang pose plus de questions qu’il donne de réponse. Premièrement, il n’a jamais volé. Ce fait a amené plusieurs critiques, aussi bien de la tech que de l’aéronautique, à affirmer qu’il s’agissait d’un scam élaboré pour amener le public à regarder les autres drones de la marque.

Ces drones grand public sont commercialisés en France par Archos qui les importe en marque blanche depuis la Chine. Nous avons pu les essayer au printemps dernier et c’est une catastrophe. En plus des finitions qui ont l’air au mieux cheap, le drone vole mal, le système de pilotage est absurde (il se base uniquement sur l’accéléromètre et le gyroscope d’un smartphone) et la killer feature est du pipeau marketing autour du pilotage « en réalité virtuelle ». En pratique, il s’agit d’un casque inconfortable au possible transmettant la vidéo du drone au pilote sur un écran ridicule et de mauvaise qualité.

Monteriez-vous dans le drone autonome d’un constructeur qui fait une telle prestation sur ses autres modèles ? Pas nous.

Partager sur les réseaux sociaux