Nissan a profité du salon de Las Vegas pour annoncer que sa prochaine Leaf, voiture électrique grand public de référence, serait autonome sur les autoroutes.

Il est plaisant de voir des constructeurs déployer sur des véhicules abordables des technologies que nous retrouvons actuellement quasi-exclusivement sur le très haut de gamme de Tesla. Ainsi, Nissan a profité du CES pour annoncer que sa prochaine Leaf, qui est l’une des voitures électriques les plus vendues, sera autonome sur les autoroutes.

Qu’est-ce que cela signifie ? Autonome sur les autoroutes fait référence à une assistance à la conduite de niveau 3 ou 4. En niveau 3, la voiture est capable de rouler toute seule de manière autonome sur certaines routes mais se repose sur le conducteur en dernière instance : c’est lui qui est responsable du véhicule et a le contrôle des commandes. Les Tesla Model X et Model S en sont à ce niveau-là aujourd’hui.

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En niveau 4, toute la conduite est prise en charge par la voiture : c’est le système informatique qui se repose sur lui-même pour se corriger et s’ajuster. Dans ce mode là, la voiture est capable d’éviter toute situation de danger et de rouler du début à la fin du trajet sur certaines routes, comme les autoroutes — il n’est pas encore déployé sur un véhicule commercial.

Côté tarifs, la Nissan Leaf de 2016 coûte aujourd’hui 19 700 € minimum. On est loin des véhicules dépassant les 100 000 euros que l’on voit chez Tesla, et même loin du modèle milieu de gamme, Model 3, attendu chez le constructeur à partir de 35 000 €. La technologie ProPilot de Nissan équipera donc un véhicule accessible et permettra, à n’en pas douter, de démocratiser une option encore peu répandue. Le constructeur japonais n’a pas indiqué de date de sortie pour son véhicule, mais il y a fort à parier qu’il fera une apparition au Japon avant de se déployer dans le reste du monde.

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