Orange propose désormais à ses clients de profiter de son réseau 4G même lorsqu'ils empruntent le tunnel sous la Manche.

Sous terre aussi, il est possible de profiter du très haut débit mobile. Pas seulement à quelques dizaines de mètres de profondeur, grâce à la future couverture des lignes du métro et du RER. En fait, il est permis de jouir de la 4G à des niveaux encore plus bas. Ainsi, les voyageurs peuvent continuer à naviguer sur l’Internet mobile à toute vitesse même lorsqu’ils se trouvent dans le tunnel sous la Manche.

Orange vient en effet de faire savoir que les clients qui empruntent l’Eurostar ou le Shuttle peuvent désormais surfer sur leur smartphone ou leur tablette en très haut débit avec le réseau 4G d’Orange entre Paris et Calais et dans le tunnel sous la Manche, dans le sens Paris – Londres. Dans l’autre sens, ce sont les opérateurs de téléphonie mobile britanniques qui prennent le relais, selon les tarifs en vigueur en itinérance.

La Manche
CC Angus MacRae

Ce n’est pas un mince exploit que d’apporter la 4G dans le tunnel, car celui-ci s’enfonce très profondément dans la terre : jusqu’à 100 mètres sous le niveau de la mer, dont 40 mètres sous le fond marin. Que ne ferait-on pas pour ses clients, alors même que la traversée est en réalité assez courte : il faut environ une demi-heure pour parcourir la grosse cinquantaine de kilomètres qui sépare Calais à Folkestone.

Orange ne détaille pas dans son communiqué la manière dont il s’y est pris pour déployer sa technologie. Mais on imagine que la solution retenue est similaire à celle qui a permis de déployer la 2G et la 3G en juillet 2012, date à laquelle un partenariat entre Orange et Eurotunnel a été conclu pour assurer la couverture du passage souterrain reliant la France à l’Angleterre.

La 2G et 3G déjà en place

À l’époque, Orange expliquait que « la solution adoptée par l’ensemble des acteurs a conduit au déploiement d’un câble de diffusion tout le long du tunnel Sud (dans le sens de la France vers l’Angleterre) et à l’installation de 72 répéteurs optiques par Alcatel Lucent. Pour assurer le fonctionnement de ce dispositif, Orange a, de son côté, déployé une station de base 2G/3G de part et d’autre du tunnel l’une à l’entrée côté français, et l’autre à la sortie côté anglais (impliquant là encore des autorisations spéciales de l’administration britannique) ».

« La connexion des stations de base au réseau ‘terrestre’ pour acheminer la voix et la data a nécessité par ailleurs des études approfondies ainsi qu’un certain nombre d’adaptations : développement d’un schéma de collecte des transmissions spécifique, dimensionnement et paramétrage particuliers des stations de base. En fin, les équipes d’intervention pour la maintenance ont suivi une formation dédiée pour garantir la qualité du réseau et des services sur cette installation atypique ».

Bouygues Telecom couvre déjà

Orange n’est pas le premier opérateur français à se positionner sur ce créneau. Dès la fin 2014, Bouygues Telecom, alors en train de se démener pour prouver son avance dans le très haut débit mobile par rapport à ses concurrents, annonçait l’arrivée de la 4G dans le tunnel sous la Manche, d’abord dans le sens Paris – Londres, puis dans l’autre sens au printemps 2015

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