Aux États-Unis, deux organismes ont décidé d'enquêter sur la procédure suivie par les constructeurs et les opérateurs pour déployer les nouvelles mises à jour des terminaux.

Android est aujourd’hui le système d’exploitation mobile le plus répandu auprès des usagers, avec une part de marché située aux alentours des 80 %. Seul iOS, conçu par Apple, parvient à peu près à donner le change. Cette domination sans partage cache toutefois une autre réalité : dans l’écosystème Android, de très nombreuses versions différentes de l’OS se côtoient.

Il suffit de consulter les statistiques fournies chaque mois par Google pour en avoir le cœur net. Pas moins de sept branches sont actuellement recensées par la firme de Mountain View. Certes, quelques-unes ne pèsent plus grand-chose ; mais d’autres continuent d’occuper une place importante dans l’écosystème Android alors qu’elles ont déjà quelques années d’ancienneté.

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Android est au cœur des préoccupations.

C’est le cas de Jelly Bean, qui représente environ 20 % de l’écosystème, alors que son actualité date des années 2012 et 2013. Idem pour KitKat, qui concerne un tiers de l’OS, alors que cette déclinaison a bientôt deux ans. À l’inverse, la mouture la plus récente que Google a fournie, Marshmallow, se trouve sur moins d’un appareil sur dix (7,5 %). Bref, les mises à jour tardent à arriver.

C’est dans ce contexte que deux organismes américains, la Federal Communications Commission (FCC) et la Federal Trade Commission (FTC), respectivement en charge du contrôle du marché des télécoms et du respect du droit de la consommation, ont pris la décision cette semaine de mener chacune une enquête sur la manière dont les mises à jour des terminaux s’effectuent.

La FTC et la FCC se penchent sur les mises à jour des terminaux

L’implication de la FCC et de la FTC sur le même sujet révèle le caractère hautement sensible du sujet. Derrière se joue en effet la sécurité des utilisateurs. Avec l’immense parc de terminaux en circulation, c’est le support des appareils face à la découverte de failles éventuelles qui est questionnée. Or avec les brèches comme Stagefright et Stagefright 2.0, on a pu voir que les constructeurs tardent parfois à agir.

Sauf que nombreux sont les utilisateurs d’Android à dépendre de leur fabricant ou de leur opérateur pour bénéficier des dernières mises à jour. Ces derniers ont malheureusement tendance à ne s’occuper que des nouveaux modèles, laissant souvent les produits les plus vieux sur le bas-côté. On le devine, c’est un gros problème lorsqu’une vulnérabilité critique est détectée dans Android.

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Android est concerné… mais pas seulement.

Parmi les entreprises qui seront questionnées par la FTC et la FCC figurent Google, HTC, LG, Motorola et Samsung. On notera que l’écosystème Android n’est pas le seul qui a toute l’attention des deux agences américaines. Les autres systèmes d’exploitation comme iOS (Apple), Windows (Microsoft) et BlackBerry OS (BlackBerry) sont également mentionnés, même si leurs parts de marché sont faibles, voire quasi inexistantes.

Derrière cette double enquête, il s’agit aussi de faire passer un message politique. Si la FCC et la FTC veulent comprendre la manière dont sont décidées et propagées les mises à jour, il y a aussi un signal envoyé aux fabricants afin qu’ils s’efforcent d’améliorer leur processus afin d’augmenter le nombre de terminaux éligibles à telle ou telle mise à jour et de réduire le délai d’attente avant l’arrivée d’un nouveau patch.

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