Lors d'une conférence, Mark Zuckerberg a déclaré qu'il ambitionne d'atteindre les cinq milliards d'humains sur Facebook d'ici 2030.

Mark Zuckerberg, le jeune milliardaire plus connu pour avoir augmenté le niveau de procrastination de plus d’un milliard de personnes, voit loin pour son réseau social. Selon lui, en 2030, Facebook comptera cinq milliards d’utilisateurs. D’ici là, Zuck’ aura 46 ans, nous irons travailler en Hyperloop et la population mondiale approchera les 8,5 milliards d’âmes.

Lors d’une conférence donnée lundi dans les bureaux flambant neuf de la société dessinés par Frank Gehry, le CEO de Facebook a déclaré qu’il souhaitait « finir de connecter toute la planète, en partenariat avec les gouvernements et différentes compagnies à travers le monde ».

Connecter ceux qui ne le sont pas

Le fondateur du réseau social a rappelé qu’il faisait déjà des efforts dans ce sens, en développant par exemple des drones « solaires capables de voler en cercle au-dessus d’une ville en diffusant une connexion Internet ». Et en effet, ce n’est pas la première fois que Mark Zuckerberg montre son intention de connecter le reste du monde.

connecter toute la planète

Le réseau avait lancé Internet.org (maintenant appelé Free Basics), un service qui permet aux personnes qui n’ont pas les moyens de se connecter de profiter gratuitement de services de base sur Internet. Le geste n’est pas désintéressé puisque Facebook s’inclut bien sûr dans ces services de base qui restent très critiqués, remettant en cause la neutralité du net.

Facebook veut être la page d’accueil de l’Internet

Quand on sait que 60 % de la population mondiale n’a pas accès à une connexion, devenir le portail de l’Internet pour toutes ces personnes doit être, pour le réseau, une idée particulièrement séduisante. Il faudra cependant convaincre les gouvernements et la chose n’est pas gagnée : en Inde par exemple, les législateurs ont fermé le service qui ne respectait pas la neutralité des réseaux.

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En se projetant et en diversifiant ses services, Facebook espère surement éviter le même sort que MySpace, qui était passé de réseau le plus populaire à réseau fantôme en l’espace de quelques mois. Pour l’instant, la stratégie de Zuckerberg qui vise à racheter toute entreprise qui pose un risque concurrentiel semble payer. Le réseau compte, en effet, toujours plus d’utilisateurs.

Pour continuer d’attirer les foules, Facebook ne se contente pas de se renouveler, il veut être incontournable. Durant son intervention, Zuckerberg a entre autres laissé entendre qu’il envisage un système de paiement de pair à pair entre utilisateurs du réseau «  bien que l’on comprenne la communication, le paiement est un peu plus abstrait pour nous […] mais nous y arriverons avec le temps, ou quelqu’un d’autre le fera ».

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