Comme Cadillac et Lamborghini, Porsche manifeste un certain désintérêt pour la conduite autonome. Les marques de sport ou de luxe préfèrent défendre le plaisir de la conduite.

Dans l’industrie automobile, il y a un segment qui résistera plus que les autres à l’automatisation de la conduite : c’est celui des voitures de sport et de luxe. C’est en tout cas ce que l’on peut comprendre à écouter certains dirigeants de marques prestigieuses, qui défendent plutôt les mérites de la conduite manuelle, qui peut être une réelle source de plaisir.

Questionné lundi sur les projets de Porsche dans ce domaine, le président du directoire, Oliver Blume, a expliqué au journal régional allemand Westfalen-Blatt que son groupe n’a pas de plan visant à déployer une technologie de conduite autonome. « On veut conduire une Porsche par soi-même », a-t-il argué ; pas laisser un système intelligent prendre la main sur le véhicule.

On veut conduire une Porsche par soi-même.

La position exprimée par Porsche est à rapprocher de celle de Cadillac. Le PDG, Johan De Nysschen, plaidait alors pour une coexistence entre les automobiles pilotées par un système de bord et les voitures encore conduites manuellement, mettant lui aussi en avant la satisfaction de conduire une belle voiture. Dans le cas contraire, avait-il ajouté, ce serait un « scénario cauchemardesque ».

Outre Porsche et Cadillac, la marque Lamborghini a elle aussi exprimé ses doutes sur cette mode actuelle. Lamborghini, qui est une filiale du groupe Volkswagen, comme Porsche, est ainsi sur une ligne bien différente des autres branches du géant de l’industrie automobile. En effet, ses autres marques (Mercedes-Benz, Audi ou BMW) sont à des degrés divers lancées dans la conduite autonome.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés