Testées depuis plus d'un an au niveau de l'ISS, les capsules gonflables pourraient bien servir un jour comme habitations ou entrepôts. Une société entend tester le concept prochainement, d'abord en orbite autour de la Terre puis autour de la Lune.

Depuis 2016, la station spatiale internationale accueille un module un peu particulier, le BEAM (Bigelow Expandable Activity Module). Il s’agit d’une capsule gonflable dont la paroi est faite de plusieurs couches, dont du kevlar, un polymère thermoplastique très résistant qui doit empêcher le percement du module lors d’une collision avec des débris spatiaux ou une micrométéorite.

Pesant 1,3 tonne pour un volume de 16 mètres cube, le BEAM mesure 3,2 mètres de diamètre et 4 mètres de long. Il a été correctement déployé en mai 2016 et fait depuis l’objet de tests par les astronautes à bord de l’ISS afin de vérifier la durabilité du BEAM, mais aussi son étanchéité, et sa résistance aux radiations cosmiques et aux variations importantes de température.

Alors qu’il faudra du temps avant de savoir avec un degré de certitude suffisant si les capsules gonflables sont une piste viable pour se projeter durablement dans l’espace, l’entreprise à l’origine du programme, Bigelow Aerospace, est déjà en train de rêver à l’étape d’après. En fait, elle s’en approche déjà au regard du deal qu’elle a passé avec United Launch Alliance.

L’idée serait de partir du prototype du BEAM pour proposer un modèle de capsule doté d’un plus grand volume. Baptisé Bigelow B330, celui-ci pourrait alors servir d’habitat au niveau de l’orbite lunaire basse à partir de 2022. La capsule pourrait également servir d’entrepôt afin de faciliter les liaisons entre la Terre et son satellite naturel, voire même, pourquoi pas, entre la Lune et Mars.

Mais avant d’en arriver là, il faudrait déjà tester la capsule Bigelow B330 à proximité de la Terre ; aussi est-ce pourquoi il a été décidé de confier à United Launch Alliance le soin de transporter un prototype et de le déployer dans l’espace une fois arrivé en orbite. Puis, au bout d’un certain temps, une fois tous les tests satisfaisants, l’habitat spatial serait déplacé pour le placer en orbite autour de la Lune.

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