Samedi, la Nasa a procédé avec succès au déploiement de la capsule gonflable BEAM après un échec survenu deux jours plus tôt. Attaché à l'ISS, ce module représente sans doute l'avenir des missions spatiales de longue durée.

C’est finalement au cours du deuxième essai que la capsule gonflable attachée à la station spatiale internationale a pu être entièrement déployée. La manœuvre, qui a eu lieu samedi, a fait suite à une première tentative ratée de gonflement de la structure le 26 mai, qui avait conduit la Nasa et Bigelow Aerospace, la firme responsable de sa conception, à suspendre provisoirement leurs opérations.

Il n’aura fallu qu’une dizaine de minutes pour pressuriser le module et lui permettre d’avoir sa forme définitive. Maintenant, et toute cette semaine, vont avoir lieu des vérifications pour contrôler l’intégrité du BEAM (Bigelow Expandable Activity Module) et s’assurer qu’il n’y a aucune brèche. Si tout est OK, un premier spationaute, Jeff Williams, pénétrera dans le module la semaine suivante.

D’un poids de 1,3 tonne pour un volume de 16 mètres cube (son diamètre atteint 3,2 mètres et elle mesure 4 mètres de long), le BEAM est doté d’une paroi composée de plusieurs couches dont du kevlar, un polymère thermoplastique particulièrement résistant, qui doit empêcher le percement du module lors d’une collision avec un débris spatial ou une micrométéorite.

« Les habitats extensibles sont conçus pour prendre moins de place dans un vaisseau spatial et fournir un plus grand volume pour vivre et travailler dans l’espace, une fois déployés », explique la Nasa, qui devrait exploiter ce type de technologie lorsque des missions de longue durée vers la Lune et Mars seront envisagées. Mais avant cela, il faut tester le BEAM dans des conditions réelles.

C’est pour cette raison qu’un démonstrateur a été installé au niveau de l’ISS. Pendant deux ans, des tests vont avoir lieu afin de contrôler son étanchéité, sa durabilité à long terme et sa résistance aux radiations cosmiques et aux variations importantes de température. Car un jour, des hommes vivront à l’intérieur et il n’est pas question de les mettre en danger.

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