La compétition Google Lunar X entre dans sa dernière phase 10 ans après son lancement. Les 5 finalistes financés par des investisseurs privés ont un an pour faire parcourir à leur engin spatial 500 mètres sur la Lune tout en retransmettant ce parcours en vidéo HD. À la clé : 20 millions de dollars.

Qui, parmi les 5 équipes encore en compétition pour le prix Google Lunar, pourra se targuer d’avoir réalisé la première mission d’exploration lunaire privée ?

La gagnante remportera 20 millions de dollars à condition de réussir à parcourir à son rover ou sa sonde au moins 500 mètres sur la Lune tout en diffusant son trajet sur la Terre en qualité vidéo HD. La concurrence s’annonce rude entre les 5 finalistes de cette compétition lancée en 2007, qui comptait 29 participants à l’origine.

Les 5 finalistes — tous détenteurs d’un contrat de lancement privé prévu en 2017 — ont jusqu’au 31 décembre pour réaliser cette opération. Tour d’horizon des compétiteurs, de leur technologie et de leurs ambitions à long terme.

Space IL (Israël) : un appareil à propulsion

Space IL

SpaceIL prévoit de faire décoller son appareil au deuxième semestre 2017. L’ONG israélienne fondée par Yariv Bash se distingue de la concurrence grâce à la nature de son appareil lunaire, dénué de roues, qui compte parcourir les 500 mètres requis en « sautant »  avec un propulseur à réaction de son point d’atterrissage jusqu’à sa cible d’arrivée.

SpaceIL a déjà sécurisé sa place à bord d’un Falcon 9 de Space pour réaliser ce voyage lunaire.

Moon Express (États-Unis) : la Lune, une ressource comme les autres

Moon Express

Deuxième équipe à avoir obtenu son contrat de lancement, assuré avec la fusée Electron de la startup Rocket Lab,  l’entreprise américaine Moon Express mise quant à elle sur son MX-1E, une sonde lunaire assez compacte.

À court terme, Moon Express — dotée d’une équipe d’une quarantaine de personnes — veut réaliser des missions peu coûteuses sur la Lune à des fins scientifiques et commerciales avant de mettre les ressources de ce qu’elle considère comme un « huitième continent » au profit de l’humanité.

Synergy Moon (international) : une combinaison de module lunaire et de rover

Synergy, un groupe aux membres de 15 nationalités différentes, l’aventure spatiale s’effectuera grâce à la combinaison d’un module lunaire et d’un rover acheminés par une technologie développée par l’un de ses propres membres : une fusée Neptune.

Lancement prévu depuis la côte californienne au deuxième semestre 2017.  À terme, le groupe espère généraliser « le voyage orbital des hommes, les lancements de satellites personnels, et une exploration rentable du système solaire. »

TeamIndus (Inde) : le rover miniature

TeamIndus

Cette équipe indienne recourt pour sa part à un lanceur de satellite polaire et dispose déjà de décollage précise : le 28 décembre 2017 — soit trois jours avant la fin du concours.

Le rover de TeamIndus — nommé « petit rêve » — s’il parvient à réaliser son objectif, serait le plus petit parmi ses compétiteurs puisqu’il pèse seulement 10 kilos.

Hakuto (Japon) : le rover suréquipé

Hakuto

La compétition n’empêche pas un semblant de collaboration : la preuve avec Hakuto, l’équipe japonaise faisant appel à TeamIndus pour transporter son rover à 4 roues sur la Lune.

Hakuto — « lapin blanc », en référence à une légende japonaise qui prétend que la silhouette d’un lapin est visible sur les parties les plus sombres de la surface lunaire — mise sur le savoir-faire nippon en matière d’ingénierie, avec un mélange de miniaturisation et d’électronique intégrée. Le rover est doté d’une caméra à 360 degrés.

 

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