Les opérateurs ont fait un nouveau point d'étape sur le programme visant à faire disparaître les zones blanches des communes situées sur le territoire métropolitain. Ils leur restent encore des centaines de villages à couvrir. Les délais risquent de ne pas être tenus.

Les opérateurs parviendront-ils à tenir les délais du programme « Zones blanches – centres-bourgs », dont l’échéance est fixée à la fin du mois de juillet 2017 ? Cela risque d’être juste au regard du rythme de déploiement des nouvelles antennes-relais dans les dernières localités ne bénéficiant pas d’une couverture digne de ce nom aient enfin un accès convenable à l’Internet mobile, au moins au niveau du centre-bourg de chaque commune.

Selon le dernier bilan établi par la fédération française des télécoms, qui fait le point pour le mois de février, il y a désormais 2 818 communes sur les 3 582 localités inscrites au programme qui « bénéficient de l’internet mobile de manière mutualisée par au moins trois opérateurs ». C’est 74 de plus que le bilan établi fin février pour le mois de janvier. À titre de comparaison, il y a eu 120 nouveaux villages couverts en décembre, selon le bilan effectué fin janvier.

Il reste donc encore 764 localités du programme « Zones blanches – centres-bourgs » qui sont encore hors du coup. Or, on peut légitimement poser des questions sur la capacité des quatre opérateurs — Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile — à tenir les délais : ces 764 communes représentent en moyenne presque 153 villages à couvrir chaque mois pendant cinq mois (de mars à juillet). Mais au regard des performances enregistrées ces deux derniers mois, l’objectif semble hors de portée.

À moins d’un coup de collier inespéré d’ici la fin du mois de juillet, les opérateurs risquent de ne pas pouvoir tenir leur engagement sur la 3G. Ils avaient déjà loupé le coche pour la 2G, mais ce n’était pas de leur faute : l’État s’est avéré incapable de déployer dans les temps les pylônes sur lesquels les antennes doivent être installés. Du coup, à la fin janvier 2017, au lieu d’avoir 100 %  des centres-bourgs en zone blanche étaient couverts en 2G, il y en a eu que 92 %.

Sur la 3G, il y a désormais plus de 78,6 % des communes du programmes qui disposent d’un accès à Internet, au moins dans le centre-ville.

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