Les jours des zones blanches 2G et 3G situées dans les communes sont comptés. Les opérateurs se sont en effet engagés à les résorber en deux temps : d'abord la 2G d'ici la fin 2016, puis la 3G avant la mi-2017. Un accord a été signé jeudi à Paris.

L'engagement est pris. D'ici la fin de l'année 2016, les quatre principaux opérateurs de téléphonie mobile (Orange, Free Mobile, SFR-Numericable et Bouygues Telecom) devront impérativement couvrir l'ensemble des communes françaises avec leur service de téléphonie mobile 2G. S'ils échouent, ils pourront être sanctionnés par l'autorité de régulation des télécoms (ARCEP).

En réalité, l'extrême majorité des communes bénéficie déjà d'une couverture réseau en 2G. L'accord qui a été signé jeudi à Paris par les quatre opérateurs concerne en fait moins de 200 municipalités (c'est à dire 0,5 % des 36 681 communes comptabilisées par l'INSEE début 2014). Pour l'heure, une liste de 160 agglomérations a été établie, mais un nouveau recensement est prévu afin de l'actualiser.

Concernant la 3G, les opérateurs ont jusqu'à la mi-2017 pour apporter du haut débit mobile aux 2200 communes (soit pratiquement 6 % de la totalité des communes identifiées par l'INSEE).

Dans cette affaire, il a fallu que l'exécutif brandisse la menace de contraintes pour obliger les opérateurs à respecter les engagements qu'ils avaient eux-mêmes pris en 2010, à savoir le déploiement en 3 ans d'un réseau 3G dans 3500 communes situées dans des zones blanches. Quatre ans plus tard, et malgré la participation supplémentaire de Free, seul un quart de l'objectif avait été atteint.

"Un guichet de couverture mobile sera mis en place à cet effet au sein de l’Agence du numérique afin de définir 800 sites prioritaires (couverture des zones d’activité économique à l’écart du centre bourg, d’un équipement public isolé ou d’une zone touristique dépourvue d’habitants mais fréquentée), sur 4 ans, à l’initiative des collectivités territoriales", ajoute le communiqué.

Reste que cette annonce ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Certes, les Français tenus à l'écart de la téléphonie et de l'Internet mobile et qui subissent au quotidien la réalité de la fracture numérique seront ravis d'apprendre que la 2G et la 3G arriveront bientôt.

Le vrai problème est ailleurs : il s'agit de toutes les communes rurales qui ont un accès mobile, mais d'une très piètre qualité. Il s'agit aussi des zones qui sont officiellement couvertes par les opérateurs, mais avec un réseau qui rappelle une tranche de gruyère, avec un signal qui ne passe pas partout.

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