François Fillon est le vainqueur incontesté de la primaire de la droite et du centre. Tour d'horizon de ses 5 propositions centrales en matière de numérique.

« Libérer la société et l’économie grâce au numérique » : c’est le vaste projet entrepris par François Fillon, candidat officiel de la droite à l’élection présidentielle de 2017, en matière de technologie.

Retour sur les 5 propositions phares du grand vainqueur de la primaire de la droite et du centre.

1. La place du numérique dans l’enseignement

François Fillon s’appuie sur une idée directrice en matière d’enseignement : l’autonomie accordée aux établissements scolaires, qui deviendront les seuls compétents en matière de « numérique éducatif », à la place de l’État et des collectivités territoriales. S’il est élu, l’établissement devra donc « gérer de façon autonome un budget, des moyens techniques et humains » soit son personnel, son matériel, ses ressources et ses services dans le domaine.

François Fillon compte aussi mettre en place un CAPES informatique pour développer le recrutement d’enseignants en informatique de niveau master, qui l’enseigneront au collège, et initier à la « programmation, au codage et à l’algorithmique » sur le temps consacré à la technologie. Enfin, le candidat milite pour que 25 % des manuels deviennent digitaux d’ici la fin du quinquennat.

2.Développer les startups françaises grâce à un modèle britannique

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Design : Chloé Batiot

François Fillon milite pour la création d’un «  contrat de confiance aux PME » (petites et moyennes entreprises) qui consisterait à mettre en place une quote-part d’achats publics auprès des PME mais aussi des « startups françaises du numérique ».

L’ancien Premier ministre suggère également d’adapter la fiscalité sur un modèle britannique : un investisseur pourrait investir jusqu’à 1,25 millions d’euros (maximum) par an, tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt de 30 % sur la somme investie. Un moyen concret de favoriser la multiplication des « business angels ».

François Fillon propose par ailleurs de « mettre la France à la pointe du financement participatif » pour étendre le financement de nouveaux projets, tous domaines confondus.

3. Fracture numérique : l’Europe mise à contribution

Si la fracture numérique s’est réduite entre 2007 et 2012 en termes de connexions à Internet, elle reste d’actualité en matière d’accès au très haut débit (THD). La Commission européenne vient d’ailleurs de valider le plan de déploiement du très haut débit qui faisait partie des promesses de campagne de François Hollande. L’objectif affiché — permettre l’accès au THD à toute la France d’ici à 2022 — est repris par cinq candidats sur sept.

Le plan de généralisation du très haut débit conçu par François Fillon s’appuie à la fois sur une variété de technologies (câble, cuivre modernisé, pour réduire les coûts et offrir des solutions plus rapides selon les cas) visant à assurer la neutralité technologique de ce déploiement et sur un investissement public au niveau européen qui mise sur le  « plan Juncker », pour « flécher en direction du THD une part substantielle des 300 milliards d’euros d’investissement annoncés. »

4. Cybersécurité, entre apprentissage et coordination européenne

 

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En matière de cybersécurité, François Fillon défend l’idée d’une coopération au niveau européen en appelant à une « une coordination renforcée entre les États, les organisations régionales et le secteur privé pour prévenir et sanctionner l’utilisation des nouvelles technologies à des fins terroristes et criminelles. »

Il promet aussi d’introduire dans l’enseignement supérieur des cours sur les techniques de cybersécurité et de data mining (l’exploration d’une grande quantité de données).

5. Redonner souffle à la loi Hadopi

Il était le seul, parmi les sept candidats initiaux, à l’évoquer dans son programme : François Fillon se pose en chantre de « la lutte contre le pillage de nos industries culturelles », et se dit prêt à redonner souffle au «  rôle pédagogique » de la loi Hadopi, malgré sa mort programmée.

Il veut notamment poursuivre en justice les éditeurs de sites illégaux et exercer « la pression des pouvoirs publics » sur les « entreprises qui se rendent indirectement complices du piratage, comme les intermédiaires de paiement en ligne ou encore les acteurs de la publicité. »

À lire sur Numerama : Hadopi  : une FAQ pour tout savoir

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