La semaine dernière, Air France annonçait avoir installé à bord de ses appareils des antennes permettant de passer des appels jusque 10.000 mètres d’altitude. Quelques jours à peine plus tard, l’Union Européenne donne son feu vert aux compagnies aériennes pour servir de relai de télécommunication à partir de 3.000 mètres d’altitude. Elles devront pour cela respecter quelques normes qui n’ont pas l’air bien contraignantes, et recevoir de l’Agence de Sécurité de l’Aviation Européenne son aval afin de s’assurer que le matériel n’engendre pas d’interférences avec celui des pilotes.

Le surcoût d’un appel passé à bord dépendrait des compagnies aériennes et non pas des licences nationales. La tentation est donc de surfacturer abusivement le service sous prétexte de rentabiliser le matériel investi. Viviane Reding assure garder un oeil sur les tarifs appliqués et avertit les opérateurs de « garder le prix des appels à partir des avions à un niveau raisonnable. »

Aucun barème n’a été défini, et il n’y a aucune raison qu’en soit défini un si les compagnies respectent l’avertissement de Viviane Reding. Si elles ne le font pas, il leur arrivera alors sûrement le même sort que pour l’itinérance (ou roaming), où les opérateurs se sont vus imposer des plafonds, faute d’avoir écouté la commissaire européenne. C’est aux compagnies que revient la décision d’autoriser les appels ou non à bord de leurs avions, pas à la Commission.

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