Le géant News Corp. regarde d'un oeil inquiet le développement des services d'écoute gratuite et illimitée de musique sur Internet, qui accentuent la pression sur son propre service MySpace. Pour rebondir, les majors pourraient échanger le droit de diffuser leur catalogue contre une participation au capital de MySpace ou d'une joint venture...

Selon News.com et le blog Paidcontent, MySpace aurait entamé des négociations avec les quatre majors de l’industrie musicale en vue de sortir un service d’écoute de musique illimité financé par la publicité. Sur le modèle de Hulu qui connaît déjà un grand succès dans la vidéo sur Internet aux Etats-Unis, News Corp. proposerait aux majors d’être associées financièrement dans la réussite du projet par leur entrée au capital, sans doute d’une joint venture créée spécialement. L’idée serait de faire de MySpace le porte-étendard du service, mais là encore comme Hulu, d’autres portails partenaires pourraient ensuite en profiter.

Comme sur les bons vieux médias, il y aurait ainsi d’un côté les diffuseurs qui assurent la promotion et la monétisation du service, et de l’autre les producteurs de musique (Universal, Sony BMG, Warner, EMI…) qui apportent les contenus qui les nourrissent. Mais contrairement à ce qui se pratique dans les médias traditionnels, les deux piliers seraient associés dans une même entité capitalistique, ce qui ne sera sans doute pas sans soulever les inquiétudes des autorités de contrôle de la concurrence.

Une fois le service « MySpace Music Unlimited » proposé et popularisé dans le monde entier avec les catalogues des majors qui ont un intérêt capitalistique à assurer sa domination… quelles sont les chances de voir des services ou des catalogues concurrents s’imposer ?

Il n’est pas encore clair, pour le moment, s’il s’agirait uniquement de proposer de la musique en streaming, ou également (ce qui serait surprenant) des téléchargements à la manière de We7 ou du français Airtist.

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