Terra Firma se serait-il surestimé ? Le groupe financier qui a racheté EMI dans le but de redresser la major et la revendre avec une plus-value serait sur le point d’en céder 15 % des parts. Si les investisseurs intéressés n’ont pas encore été dévoilés, Terra Firma leur a promis qu’il triplerai la valeur de son rachat d’ici 2009. Ses analystes estiment en effet que le marché du disque, qui décline de 10 % par an retrouverait sa santé en 2010 grâce à la compensation des pertes CD par les ventes numériques.

D’après les documents circulant sur les investisseurs potentiels, Terra Firma pense que pour qu’EMI enregistre des profits, il lui faudrait amputer l’équivalent de 190 millions d’euros de dépenses. Rappelons qu’elle prévoyait déjà pour ça de se débarrasser des artistes fainéants et de réduire son investissement dans la RIAA. Mais cela sera-t-il suffisant ? Les premiers signes de faiblesse apparaissent déjà sur le marché de la musique numérique. La progression des ventes sur ce secteur en France avancent laborieusement, et Warner, dont l’action a considérablement chuté cette année, prétendait que les ventes de sonneries aux Etats-Unis avaient décliné.

Peut être cette session des parts sera l’occasion pour Warner de revenir sur l’éventualité d’une fusion des efforts entre les deux majors. Ou peut être permettra-t-elle à un groupe financièrement à l’aise, comme Google, d’essayer d’étendre ses activités sur le net. En tout cas, il y a assez fou pour croire en un redressement d’EMI. Seul l’avenir pourra leur donner raison ou tord.

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