La course du chat et de la souris entre les créateurs de formats haute-définition et les hackers est peut-être définitivement terminée. En faveur des hackers bien sûr. C’est du moins ce qu’on semble devoir comprendre de l’annonce faite par Slysoft (l’éditeur de AnyDVD), qui indique dans un communiqué avoir cassé la quatrième génération de protections des Blu-Ray et HD DVD, l’AACS MKBv4, et qui surtout prétend avoir déjà cassé le BD+.

Pour mémoire, le BD+ est cette surcouche de protection ajoutée aux Blu-Ray (voir notre article du 21 juin 2007), censée assurer au format HD de Sony un niveau de sécurité supplémentaire pour les studios. Cette protection commence déjà à gêner les consommateurs qui ne peuvent tout simplement pas lire certains films protégés avec le système BD+. Mais comme d’habitude avec les DRM, le système ne devrait pas gêner bien longtemps les pirates. D’après le communiqué de Slysoft, AnyDVD devrait être capable de contourner la protection BD+ dès la fin de l’année. « Nous avons déjà trouvé un moyen de craquer le BD+ et nous commençons juste à afiner la chose« , affirme James Wong, le directeur du développement. « Je devrais vraiment penser à embaucher un garde du corps, ce produit ne devrait pas plaire à tout le monde« , ajoute-t-il en guise de provocation supplémentaire.

Giancardo Bettini, le directeur général de Slysoft, se demande pour sa part « quand les gens comprendront-ils qu’ajouter des restrictions, de la pression et des protections qui empêchent les choses de marcher ne génèrent pas plus mais moins de revenus« . Il se félicite néanmoins que ces protections permettent à son entreprise de prospérer. Slysoft est établi dans une île des caraïbes, à l’abri des lois qui interdisent le contournement des mesures techniques.

En quoi consiste le BD+ ?

Le principe de la protection BD+ est assez simple. Dès lors qu’un disque Blu-Ray avec BD+ est inséré dans le lecteur, celui-ci lance en mémoire une machine virtuelle qui comporte un interprèteur de code de 100 lignes de codes, capable de comprendre et d’exécuter jusquà 60 instructions différentes. Cette machine virtuelle va alors charger le code présent sur le disque Blu-Ray et l’interpréter pour effectuer différents contrôles d’authenticité et transformer à la volée une image et un son déformés en une image et un son corrects. Pour craquer un Blu-Ray protégé avec BD+, il faut donc non seulement disposer des clés de cryptage, mais aussi être capable d’interpréter les instructions de décodage contenues sur le disque

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