Universal annonçait il y a peu l’acquisition de deux gros labels indés : Sanctuary, pour 44,5 millions de â£, et V2, pour 7 millions de â£. C’est ainsi que des artistes comme les Stereophonics, Bloc Party ou dEUS ont rejoint le catalogue de la plus grosse des majors. Mais les indépendants, las de la voir imposer sa supériorité sur le marché, ne comptent pas rester les bras croisés.

C’est donc par l’intermédiaire de l’AIM (Association of Independant Music), que ses 800 membres appellent l’Office of Fair Trading, l’autorité de concurrence britannique, à se pencher sur l’affaire. L’AIM avance le fait que cet accord pourrait « marginaliser encore plus un secteur indépendant vibrant, servir à étouffer la concurrence et rétrécir le choix des consommateurs. » Toujours selon l’association, la part des ventes des indépendants aurait décliné de 40 % du marché à la fin des années 80 à la moitié de cette valeur aujourd’hui.

« Le décrochage de passages radio et TV, l’espace de vente, la visibilité en ligne et la publicité rendent plus difficile pour les indépendants la concurrence et font que les consommateurs voient et écoutent moins de musique à travers ces canaux clés » explique Alison Wenham, directeur général de l’AIM. « L’industrie musicale n’est pas une industrie marchande, c’est une industrie culturelle. L’OFT devrait se pencher sur ce cas car le marché complet souffre de la dominance d’une société. »

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