Le Game Developer Conference, congrès annuel portant sur l’industrie du jeux-vidéo qui s’est tenu la semaine dernière à San Francisco, pointait vendredi le doigt sur les problèmes liés à la dépendance que ceux-ci peuvent engendrer. Une autre problématique qui revient souvent lorsque l’on parle de jeux, est aussi la question de leur violence présumée.

Shigeru Miyamoto y aura apporté une réponse originale pour cloturer le GDC. Le légendaire créateur de Mario ou Zelda laissa paraître, dans un long discours, sa volonté de voir à l’avenir les jeux plus joyeux et accessibles, en particulier à sa femme qu’il prend volontiers comme cobaye grâce à son « femmo-mètre ». Selon Shigeru Miyamoto, si un jeu peut s’autoriser des obstacles qui vont faire naître frustration et concurrence entre les joueurs, son aboutissement doit engendrer une émotion positive, « créer de la joie chez le plus de personnes possible ».

Finalement, son intervention n’aura pas apporté grand chose de neuf si ce n’est qu’une confirmation de la stratégie adoptée par Nintendo pour sa Wii. Fini l’image du joueur mal rasé et asocial, s’escrimant sur sa manette pour se dépêtrer de l’effusion de sang qui tâche son écran. Le monde de Miyamoto est celui de joueurs réunis en famille s’amusant gaiement à gober des champignons devant l’écran de télévision.

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