Twitter teste une nouvelle option pour son application mobile qui permet de masquer les messages contenant des propos offensants. Cette expérimentation s'inscrit dans une politique plus vaste de lutte contre le harcèlement.

Ces derniers temps, on ne peut pas dire que Twitter ménage ses efforts pour combattre le harcèlement qui sévit sur sa plateforme. Depuis le début de l'année, le réseau social a accru le nombre de modérateurs pour traiter les notifications, modifié ses règles pour sanctionner ceux s'adonnant au "revenge porn" et mis en place un outil pour faciliter le signalement des menaces à la police.

Toutes ces mesures font suite au constat désolant du directeur général de Twitter, Dick Costolo, sur la capacité du site communautaire à lutter correctement contre ce fléau. "On est nul à gérer les abus et les trolls sur la plateforme, et ça fait des années qu'on est nul à ce sujet. J'ai franchement honte à quel point nous traitons médiocrement ce problème", a-t-il écrit en début d'année.

Mais Twitter juge visiblement que les actions déjà entreprises ne sont pas suffisantes.

En effet, le réseau social expérimente maintenant une nouvelle option dans les réglages de son application mobile. Une fois activée, celle-ci masque tous les messages "qui contiennent des menaces, de la vulgarité, des injures, des contenus dupliqués ou provenant de comptes suspicieux". Ce paramètre, baptisé "quality filtering", a été découvert par Anil Dash sur Twitter.

Autrement dit, Twitter expérimente un outil qui permet de filtrer certains messages au niveau du mobile. Ça ne les supprime pas du site lui-même. Ils restent en ligne, jusqu'à leur éventuel retrait s'ils enfreignent les règles du site communautaire. Cette option est activable à la convenance de l'utilisateur, qui la trouvera dans la configuration de l'application.

Cela étant, ce nouveau réglage n'est pas disponible pour tout le monde. Selon les informations obtenues par Ars Technica, seuls certains comptes vérifiés (c'est-à-dire dont l'identité de l'utilisateur a été vérifiée par Twitter) y ont accès. On ne sait pas si Twitter compte le généraliser et, le cas échéant, quand.

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