Un joueur français a été victime d'un canular téléphonique qui a provoqué l'intervention des forces de l'ordre chez lui, alors qu'il était en train de diffuser sa partie de jeu vidéo sur Twitch. Une action au pénal est envisagée.

Apparu aux États-Unis, le "swatting" désigne un canular téléphonique qui provoque le déplacement des forces de l'ordre ou des services d'urgence alors qu'il n'y a aucun péril imminent. Baptisées ainsi parce qu'elles font souvent intervenir les unités d'élite de la police américaine (SWAT), ces fausses alertes touchent notamment les internautes qui diffusent en direct des parties de jeux vidéo.

L'année dernière, nous nous étions fait l'écho par exemple de l'arrestation d'un joueur en pleine partie de Counter-Strike. Alors que 3000 personnes étaient en train de regarder ses exploits sur Twitch, l'Américain a eu la désagréable surprise de voir le SWAT de l'État du Colorado entrer en force chez lui. Mais il serait faux croire que ce phénomène ne se produit qu'aux États-Unis.

Bibix pourrait en témoigner. Alors qu'il diffusait une partie sur Twitch, la brigade de protection des mineurs (selon les indications de Maître Eolas sur Twitter) est intervenue à son domicile pour l'interpeller, à la suite d'un appel anonyme qui a été passé pour provoquer l'intervention des policiers, qui a vraisemblablement invoqué des violences sur mineur.

Les motivations de celui qui a passé l'appel sont obscures. Est-ce qu'il s'agit d'un internaute qui n'a pas conscience de la gravité de ce genre d'attitude (et des séquelles que cela peut laisser sur celui qui vit l'intervention), et qui pensait simplement amuser la galerie en mettant Bibix en difficulté ? Ou alors s'agit-il d'un internaute qui avait un ressentiment particulier contre lui et qui voulait lui nuire ?

L'enquête éclaircira sans doute ce point. En effet, à la suite de sa garde à vue, Bibix a fait savoir sur Twitter, outre le fait qu'il allait bien lui et sa famille, qu'il comptait bien donner une suite judiciaire à cette affaire en portant plainte. En la matière, l'utilisation des articles 226-10 et 322-14 du code pénal pourrait s'avérer utile, puisqu'ils traitent des fausses informations et des déclarations mensongères qui provoquent l'intervention inutile des secours.

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