Visée par une plainte en 2012, la team AlexandriZ a arrêté ses activités en septembre 2013. Depuis, ses responsables sont la cible d'une enquête au pénal.

En septembre 2013, la team AlexandriZ annonçait la suspension de ses activités "en raison de sérieux problèmes". À l'époque, le collectif spécialisé dans la distribution de livres numériques piratés n'était pas entré dans le détail de ses ennuis. Mais un an auparavant, le syndicat national de l'édition (SNE) avait engagé une action en justice contre la plateforme, qui se proclamait "n°1 sur les ebooks FR".

Depuis, la team AlexandriZ n'a pas repris ses activités. Et pour cause : "les responsables du site ont été mis en examen pour délit de contrefaçon et le parquet poursuit actuellement son travail d'enquête pénale", a expliqué à nos confrères d'Édition Multimédi@ une personne proche du dossier. De fait, les membres du groupe sont exposés à l'article L335-4 du code de la propriété intellectuelle.

Celui-ci expose que des faits de piratage peuvent être sanctionnés d'une peine de trois ans de prison et 300 000 euros d'amende. Lorsque les délits sont commis en bande organisée, la punition passe à cinq ans d'emprisonnement et une amende de 500 000 euros. Il s'agit ici des plafonds, les peines prononcées par la justice étant généralement beaucoup plus mesurées.

Selon la source de l'hebdomadaire, "les ayants droit du livre préfèrent, de plus en plus, à l'instar de ceux de la musique, intenter des actions au pénal plutôt qu'au civil car cela fait plus peur aux pirates et en dissuade d'autres".

Contrairement à d'autres secteurs, l'industrie du livre n'est pas particulièrement intéressée par les solutions apportées par la Hadopi. Elle préfère en fait suivre d'autres approches, la première consistant à tatouer les œuvres numériques (Hologram Industries) et la seconde étant un portail (Protection Livres) visant à recenser les contenus illicites pour ensuite adresser des notifications de retrait.

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