Un avocat américain a annoncé par communiqué qu'il acceptait désormais d'être payé en BitCoins.

Voici qui devrait beaucoup plaire à un certain type de clientèle… Un avocat spécialisé dans les affaires criminelles de Houston, aux Etats-Unis, a annoncé via un communiqué de presse qu'il accepterait désormais d'être payé en BitCoins, officiellement pour simplifier la vie de ses clients et leur offrir une certaine confidentialité. Ils peuvent en effet transférer des BitCoins à tout moment sans laisser de traces sur l'origine des fonds, comme avec l'argent liquide, et sans que l'avocat n'ait à poser de questions.

"Gagner est notre première priorité. Notre seconde priorité est de rendre le processus aussi peu contraignant que possible du début à la fin. Il n'y a rien de pire que d'être accusé d'un crime. Je ferai tout ce qu'il faut pour m'adapter aux besoins de mes clients", explique l'avocat, qui est spécialisé dans les affaires de conduite en état d'ivresse et de trafic drogue, du côté de la défense.

"J'utilise constamment la technologie pour améliorer mon cabinet à l'intention de mes clients. C'est pourquoi j'ai décidé d'accepter les BitCoins. De plus, je veux avoir un pas d'avance sur tous les autres avocats au Texas".

 

Quoique médiatisée, l'initiative de Jay Cohen n'est apparemment pas tout à fait inédite. Il s'agit du "premier avocat à Houston et l'un des premiers au Texas à accepter des Bitcoins comme mode de paiement", dit en effet le communiqué, qui laisse ainsi entendre que d'autres ont déjà eu cette idée avant lui.

L'avocat rappelle que "en utilisant des Bitcoins, des transactions anonymes peuvent être effectuées entre les parties sans l'implication de comptes bancaires ou d'institutions financières". Interrogé dans un quotidien local, il reconnaît que "dans mon domaine, les gens veulent garder les choses aussi discrètes que possible".

Lorsqu'un client demande à le payer en Bitcoins, Jay Cohen lui fait remplir un contrat qui affirme que l'argent ne provient pas de source illicite, et il affirme refuser s'il a un doute. Mais pour l'avocat, il n'y a pas de différence entre le fait d'accepter d'être payé par une monnaie virtuelle, et le fait de se faire payer avec "la bague en diamants de leur grand-mère", ce qui est légal aux Etats-Unis.

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