L'Américain Sprint Nextel et le Japonais SoftBank se passeront désormais des produits de Huawei. Les deux groupes feront appel à d'autres entreprises. Cette décision survient dans un contexte ou Huawei et ZTE, deux géants chinois des télécoms, sont suspectés d'entretenir des liens troubles avec Pékin.

La défiance grandit à l'égard de ZTE et Huawei. Depuis environ un an, les deux entreprises chinoises sont regardées avec méfiance car elles sont suspectées d'entretenir des liaisons pas uniquement commerciales avec Pékin. Sans aller jusqu'à les qualifier de chevaux de Troie, des rapports parlementaires publiés en France et aux États-Unis recommandent de se passer de leurs produits autant que possible.

Évidemment, ZTE et Huawei contestent les conclusions les concernant. Décrivant des "suspicions non fondées", les deux entreprises spécialisées dans les télécommunications et les infrastructures de réseau ont rappelé que les produits occidentaux ne sont pas exempts de tout reproche. Ainsi, des serveurs conçus par la firme américaine Cisco ont été exploités dans le cadre d'une attaque informatique.

Reste que de plus en plus de mesures sont prises pour écarter ZTE et Huawei. Au Canada, le gouvernement a exclu en 2012 Huawei d'un appel d'offres destiné à bâtir un réseau informatique gouvernemental. Un rapport de la Maison Blanche publié l'an dernier suggère aussi de se passer de Huawei et de ZTE pour les les infrastructures de cœur de réseaux.

Cette fois, c'est au tour de Sprint Nextel, une entreprise de télécommunications américaine, et SoftBank, une holding japonaise, de se passer de Huawei. À la place, Sprint Nextel fera appel aux services de Clearwire, une société américaine dans laquelle il a une participation majoritaire. À l'annonce de la nouvelle, un porte-parole de Huawei a regretté le choix de Sprint Nextel et de SoftBank.

Soulignons que la décision de Sprint Nextel et de SoftBank fait suite au rapprochement de ces deux entreprises. L'an dernier, SoftBank a annoncé prendre le contrôle de Sprint Nextel pour près de 15,4 milliards d'euros. Cette opération permet à SoftBank de se positionner en troisième position, derrière China Mobile et Verizon, mais devant AT&T et Vodafone.

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