Le SNEP a donné les premiers indices du bilan 2005 des ventes de disques en France qu'il dévoilera le 23 janvier à Cannes lors du 40ème MIDEM. L'ajustement à la baisse des prix de vente affaiblit les chiffres d'affaires mais permet de stabiliser le nombre de disques vendus.

Le marché du disque en 2004 (marché du gros hors-taxe) s’élevait à 953 millions d’euros. En 2005, il devrait avoir encore baissé d’environ 3 %, a indiqué mardi le SNEP, ce qui le situera autour des 925 millions d’euros de chiffre d’affaires ; loin derrière les 1,3 milliards records enregistrés en 2002.
Au détail, la baisse des prix estimée entre 15 et 20 % depuis deux ans a fait chuté le chiffre d’affaires des détaillants l’an dernier de 8 à 10 %.

Les maisons de disques représentées par le SNEP continuent d’attribuer « la chute que connaît le marché depuis quelques années essentiellement au téléchargement sur internet via les réseaux « peer to peer » (P2P)« . La baisse du chiffre d’affaires semble toutefois due essentiellement à un ajustement des prix à la baisse, qui a permis de réquilibrer l’offre et la demande. En conséquence les ventes en volume, c’est-à-dire le nombre de CDs vendus, restent stables en 2005 malgré la montée continue de fréquentation des réseaux P2P.

La transition technologique entre CD et fichiers numériques est bien en marche, puisque « le marché de la musique numérique (téléphonie mobile et internet) a augmenté en 2005, pour représenter quelque 30 à 35 millions d’euros (deux tiers venant de la téléphonie mobile, un tiers d’internet), environ quatre fois plus qu’en 2004 (8 millions)« .

Internet et téléphonie mobile comptent cette année pour 4 % du chiffre d’affaires de l’industrie musicale, contre moins de 0,9 % l’an dernier.

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