Amazon a fait savoir à ses actionnaires que le fisc français lui avait demandé en septembre de payer près de 200 millions d'euros au titre de ses activités en France sur une période de quatre années. La firme est déterminée à contester la demande en justice.

Après Microsoft et Google, voilà Amazon. L'entreprise de commerce électronique a confirmé aujourd'hui qu'elle faisait elle aussi l'objet d'une procédure de redressement fiscal en France. "Le leader mondial du commerce en ligne révèle dans ses déclarations à la SEC (le gendarme de la bourse américaine) que le fisc français lui demande 252 millions de dollars au titre de la période 2006-2010 pour du chiffre d'affaires réalisé en France mais déclaré à l'étranger", indique ABC Bourse. Soit environ 198 millions d'euros.

Amazon, qui utilise le type de schéma d'évasion fiscale décrit par Philippe Marini et désormais traqué par le fisc, a fait connaître son intention de combattre en justice le redressement fiscal dont il fait l'objet. La société a dit qu'elle entendait contester "vigoureusement" l'estimation du fisc français, et utiliser "tous les recours administratifs à sa disposition", voire le "contentieux judiciaire". 

La société qui fait transiter l'ensemble de ses activités européennes via une filiale établie au Luxembourg ne se laissera pas certainement pas faire, pour ne pas créer de précédent exploitable par d'autres pays. En Grande-Bretagne aussi, le fisc a décidé de passer à l'action en reprochant à Amazon, Google et Starbucks de n'avoir quasiment pas payé d'impôt outre-Manche.

 

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