Selon un classement des vulnérabilités établi par Kaspersky, Microsoft n'est responsable d'aucune des 10 principales failles présentes sur les ordinateurs dans le monde, alors qu'Apple en compte deux. Oracle et Adobe restent les cancres du classement.

Ceux qui ont connu la grande époque de la guerre entre Microsoft et Apple se souviennent que la firme de Cupertino a toujours eu et entretenu la réputation de proposer des logiciels plus sécurisés que ceux de son concurrent de Redmond. La prétendue absence de virus et autres vulnérabilités sous Mac OS était un argument de poids pour convaincre les consommateurs de ne plus utiliser Windows. En grande partie, cette réputation n'était pas usurpée.

Mais les temps ont changé. Au fil des ans, Microsoft a fait de la sécurité de ses logiciels une priorité, et a développé une réactivité très forte pour corriger au plus vite les failles qui lui sont signalées. Aujourd'hui, il en récolte les fruits, même si Windows en tant que système d'exploitation reste de loin l'OS le plus concerné par les attaques. 

En effet, comme le note TheNextWeb, la firme Kaspersky a publié la liste des 10 principales vulnérabilités détectées auprès de ses utilisateurs au troisième trimestre 2012, et les produits édités par Microsoft sont désormais absents du classement. Apple, en revanche, est présent deux fois avec des failles jugées "très critiques" présentes dans Quicktime et dans iTunes (possibilité d'accéder au système et d'exécuter du code binaire avec les droits de l'utilisateur).

Les deux premières places du classement sont occupées par Oracle, qui a de sérieuses difficultés à sécuriser Java. L'éditeur est responsable d'une faille "très critique" et d'une autre "extrêmement critique". Mais le pire est Adobe, qui occupe la moitié des places avec Flash, Acrobat Reader et Shockwave. Deux des failles présentes dans les logiciels Adobe sont jugées "extrêmement critiques" par Kapersky. La dernière place est occupée par le logiciel Winamp de Nullsoft.

Le classement n'est pas basé uniquement sur la présence d'une faille et sur son degré de gravité, mais aussi et surtout sur le nombre d'ordinateurs exposés. Ainsi, Microsoft parvient à être absent du classement parce qu'il déploie très rapidement ses correctifs grâce à Windows Update, alors qu'Adobe, Oracle et Apple sont plus lents.  Les failles concernant Java ont été découvertes sur 35 % et 21,7 % des ordinateurs analysés.

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