D'ici septembre, Orange va démarrer un beta test dédié au VDSL2. Il s'agit d'une technologie permettant d'atteindre un débit théorique de 100 Mbit/s en symétrique sans avoir besoin de faire de lourds investissements. Le VDSL2 nécessite une simple paire de cuivre, à la différence de la fibre optique. Mais le débit chute à mesure que l'abonné est éloigné du répartiteur.

En matière de très haut débit, le gouvernement précédent a présenté un agenda ambitieux. Nicolas Sarkozy a en effet souhaité que tous les foyers situés sur le territoire hexagonal accèdent au très haut débit d’ici 2025. Pour y parvenir, l’État a donc mis en place une politique de soutien pour cofinancer des projets portés par les collectivités territoriales, en lien avec les fournisseurs d’accès à Internet.

Mais ce plan n’est pas exempt de défauts. En avril, l’Inspection générale des finances a sorti un rapport sur l’efficacité des dispositifs publics actuels pour financer l’innovation. En matière de très haut débit, le service a questionné la pertinence de certains choix. Estimant que la fibre optique ne peut être déployée partout, l’IGF a marqué sa préférence pour l’utilisation du VDSL et du VDSL2 dans les zones rurales.

Ces technologies intéressent évidemment les opérateurs, car elles permettent de proposer des débits nettement plus importants que l’ADSL ou l’ADSL2+ sans qu’il soit nécessaire de mobiliser des fonds importants ou d’engager de lourds travaux d’infrastructure. Revers de la médaille, le débit chute vite à mesure que s’allonge la distance entre l’abonné et le répartiteur.

Selon le site Orange Info, l’opérateur historique va démarrer d’ici septembre un beta test dédié au VDSL2. Cette technologie moins onéreuse que la fibre optique permet d’atteindre des débits théoriques très élevés : 100 Mbit/s en symétrique (envoi et réception), ce qui équivaut aux débits constatés dans la fibre optique.

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