La remise en liberté sous caution pour le fondateur de MegaUpload, Kim Schmitz, a été refusée. Le juge considère qu'il y a un risque non négligeable de fuite. Il restera donc en détention jusqu'au 22 février, date à laquelle la demande d'extradition vers les USA sera examinée.

Arrêté dans le cadre de l’opération de police qui a mis un terme aux activités de MegaUpload, Kim Schmitz est depuis le 20 janvier en détention en Nouvelle-Zélande. Lui et trois autres complices attendent en effet de savoir si la justice locale répondra favorablement à la demande d’extradition des États-Unis, suite à l’émission d’un mandat d’arrêt international par un tribunal fédéral de Virginie.

En attendant le verdict du juge néo-zélandais, David McNaughton, Kim Schmitz – aussi connu sous le pseudonyme de Kim Dotcom – va rester encore quelques semaines à l’ombre. La BBC rapporte que la remise en liberté sous caution a été refusée au motif qu’il y a un risque avéré de fuite. Dans ces conditions, Kim Schmitz restera en détention jusqu’au 22 février.

Selon le juge, qui a suivi les recommandations du procureur Anne Toohey, les capacités financières du suspect, ses précédentes condamnations judiciaires et la possession de multiples passeports pourraient inciter Kim Schmitz à fuir pour éviter l’extradition vers les États-Unis. Kim Schmitz possède en effet des passeports allemands et finlandais et est également résident néo-zélandais et hong-kongais.

Le juge a également pointé du doigt le manque de « coopération » de Kim Schmitz lors de son arrestation. Le 19 janvier dernier, le fondateur de MegaUpload a en effet opposé une certaine résistance puisqu’il s’était réfugié dans une chambre forte avec un fusil en sa possession. Pour David McNaughton, cette détermination est suffisante pour maintenir Kim Dotcom sous les verrous.

À partir du 22 février s’ouvrira une nouvelle phase dans la procédure à l’encontre de Kim Schmitz et de ses complices. C’est en effet à cette date que la justice néo-zélandaise examinera la demande d’extradition américaine. Un processus qui pourrait durer quelques mois. Si l’extradition a lieu, débutera alors une procédure judiciaire plus classique mais qui promet d’être tout aussi longue au regard du lourd dossier à charge.

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